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Dans les contes, le loup a toujours le mauvais rôle. Il est pourtant victime d’une réputation qu’il est bien loin de mériter.
Contrairement à l’opinion publique, cet animal craintif va rarement au contact de l’homme, il préfère l’éviter quand il le peut. Les attaques sur l’homme sont rares. Cette semaine encore, j’ai lu un article sur un jeune fermier français prétendument attaqué par une meute de loups. Des experts ont démontré l’impossibilité de cette attaque.
Alors pourquoi a-t-on tellement peur du loup ?Peut-être parce le loup est vite devenu l’ennemi de l’homme chassant le même gibier et s’attaquant au bétail.
Dès le Moyen Âge, le loup est devenu synonyme de méchanceté, cruauté et fourberie. Les histoires de loups dévorant les humains sont légion. On le dépeint à tort comme un être sournois et lâche. Le loup est également associé à la famine et aux épidémies. On raconte d’horribles histoires dont le loup est le personnage principal. Le mythe de l’homme transformé en loup-garou les soirs de pleine lune et la bête du Gévaudan où l’animal devient un effroyable prédateur le rendent encore plus impopulaire. L’Eglise en fait aussi l’incarnation du mal absolu.

Les contes prennent ensuite le relai. Présenté comme une bête sanguinaire, le mythe est entretenu par La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Trois Petits Cochons et bien d’autres. Le loup est probablement l’animal le plus détesté au monde.

Les amérindiens ont une relation avec les loups tellement différente de la nôtre. Ils le savent puissant et rusé et honorent sa stratégie à la chasse et sa grande sagesse. Ils l’observent pour devenir comme lui un meilleur chasseur. Cette collaboration cessera avec l’arrivée des colons où débutera l’extermination des indiens et des loups.
Personnellement, j’ai toujours eu un faible pour ce magnifique carnassier. Il était donc tout à fait naturel que je rende visite à un des rares sanctuaires où il est possible de toucher des loups en Belgique : The Wolf Conservation Association à Bilstain.
Les quatorze résidents de ce lieu sont pour la plupart issus de particuliers, de parcs animaliers ou de zoos qui souhaitent s’en séparer. Le but de l’association, outre la conservation des loups, est l’éducation du public. Faire pression sur les autorités pour un changement en faveur de la protection des animaux est l’un des principaux objectifs de l’Association de la Conservation du Loup.
Le jour de ma visite aux loups est arrivé. Après quelques recommandations importantes comme ne pas faire de mouvements brusques, ne pas retirer sa main lorsque l’on donne à manger au loup, ne pas être surprise si le loup saute, je suis autorisée à entrer dans l’enclos.
Papy Loup, Alain de son vrai prénom, et le propriétaire Peter nous accompagnent. Papy Loup n’est pas avare en explications sur les canidés. On le sent passionné. Les hôtes de l’enclos, Hannah et Pjotr, viendront d’abord me renifler avec un mélange de curiosité et de méfiance. Il ne leur a pourtant pas fallu beaucoup de temps avant d’accepter quelques caresses. Pjotr, mâle de sept ans, pèse plus de 55 kilos. Sa densité de force de mâchoire a une puissance de 120 kg par cm2. De quoi impressionner n’importe qui, j’en conviens. Une belle rencontre. Sans les brusquer, à leur rythme et envie, les loups se sont approchés curieux de ce visiteur peu farouche. J’ai pu rester plus de trente minutes en compagnie des loups. Ces trente minutes sont passées tellement vite. Entre les explications de Papy Loup et le contact avec Hannah et Pjotr, le temps a filé. Du pur bonheur. Quelles sont les différences flagrantes entre le chien et le loup ? Certaines caractéristiques sont fréquentes chez le loup, mais aucune ne permet à elle seule une identification certaine : la morphologie et la couleur peuvent varier selon les individus et les populations. Le bout de la queue peut être sombre. Les oreilles sont généralement droites, relativement courtes et poilues à l’intérieur. Une marque sombre peut être visible sur les pattes avant chez certains loups. La ligne du dos et l’arrière-train présentent une morphologie caractéristique, mais celle-ci varie selon l’individu. Comment reconnaître les loups des chiens-loups ? La distinction ne peut pas reposer sur un seul caractère physique. Le loup présente généralement un museau, une implantation des yeux, des membres et des pieds adaptés à sa morphologie sauvage, mais les chiens-loups peuvent partager plusieurs de ces traits. Les expressions faciales et le langage corporel du loup sont particulièrement riches et complexes. Il y a deux races de chiens issues de croisement avec le loup mais qui ne sont pas considérées comme un loup : 1. Le chien-loup Tchécoslovaque est issu d’une croisement entre le loup des Carpates et le Berger Allemand. Le premier croisement a eu lieu en 1958.

Le saviez-vous ?
Les meutes défendent généralement leur territoire et utilisent notamment les hurlements pour communiquer à distance et signaler leur présence aux autres loups.
Le proverbe sioux rend hommage à sa manière de chasser : « Quand tu chasses le cerf, laisse passer quatre d’entre eux et ne tue que le cinquième ».
Le loup joue un rôle important dans les écosystèmes. Il s’attaque souvent à des proies vulnérables — jeunes, âgées, blessées ou malades — mais reste un prédateur opportuniste et ne chasse pas exclusivement ce type d’animaux.
Les loups peuvent se nourrir de carcasses, mais une meute peut également défendre une ressource alimentaire contre d’autres loups plutôt que de les appeler pour la partager.
Les loups vivent généralement en groupes familiaux et les couples reproducteurs peuvent rester ensemble plusieurs années. Il n’est toutefois pas scientifiquement établi qu’un loup se laisse mourir après la perte de son partenaire.
La reproduction dépend de nombreux facteurs, notamment la disponibilité des proies, le territoire, la mortalité et la structure familiale ; elle ne relève pas d’une décision consciente destinée à éviter la surpopulation.
Dans la nature, une meute est avant tout une famille, généralement composée des parents reproducteurs et de leurs descendants. L’ancienne vision d’une hiérarchie rigide dominée en permanence par un « mâle alpha » ne décrit donc pas correctement la plupart des meutes sauvages.
Le comportement alimentaire d’un loup en présence humaine dépend notamment de son degré d’habituation ; il n’existe pas de règle selon laquelle il emporte systématiquement sa nourriture pour la manger loin de l’homme.
Si, tout comme moi ces animaux vous fascinent, n’hésitez pas à aller rendre une visite à Papy Loup et ses protégés.
Who’s afraid of the big bad wolf? Not me, not us.
In fairy tales, the wolf always gets the villain’s role. Yet it is the victim of a reputation it is far from deserving.
Contrary to popular belief, this wary animal rarely seeks contact with humans and prefers to avoid us whenever it can. Attacks on humans are rare. This week, once again, I read an article about a young French farmer supposedly attacked by a pack of wolves. Experts demonstrated that the alleged attack could not have happened as described.
So why are we so afraid of wolves?
Perhaps because the wolf quickly became man’s enemy, hunting the same game and sometimes attacking livestock.
From the Middle Ages onwards, the wolf became synonymous with wickedness, cruelty and deceit. Stories of wolves devouring humans abound. It is wrongly portrayed as a sly and cowardly creature. The wolf was also associated with famine and epidemics. Horrific stories were told with the wolf as their central character. The myth of humans turning into werewolves on nights of the full moon and the Beast of Gévaudan, in which the animal becomes a terrifying predator, made it even more unpopular. The Church also made it an embodiment of absolute evil.

Fairy tales then took over. Portrayed as a bloodthirsty beast, the myth was perpetuated by La Chèvre de Monsieur Seguin, The Three Little Pigs and many others. The wolf is probably one of the most disliked animals in the world.

Native Americans have a relationship with wolves that is so different from ours. They recognise their strength and cunning and honour their hunting strategy and great wisdom. They observe them in order to become better hunters themselves. This relationship changed with the arrival of settlers and the extermination of both Native Americans and wolves.
Personally, I have always had a soft spot for this magnificent carnivore. It was therefore perfectly natural for me to visit one of the few sanctuaries in Belgium where it was possible to get close enough to touch wolves: The Wolf Conservation Association in Bilstain.
Most of the fourteen residents at the time came from private owners, animal parks or zoos that no longer wanted to keep them. Alongside wolf conservation, the association’s purpose was to educate the public. Lobbying the authorities for changes in favour of animal protection was one of the Wolf Conservation Association’s principal objectives.
The day of my wolf visit finally arrived. After a few important recommendations — no sudden movements, do not pull your hand away when feeding a wolf, and do not be surprised if a wolf jumps up — I was allowed to enter the enclosure.
Papy Loup — Alain, his real name — and the owner, Peter, accompanied us. Papy Loup was generous with explanations about the canids; his passion was obvious. Hannah and Pjotr, the residents of the enclosure, first came over to sniff me with a mixture of curiosity and caution. It did not take them very long to accept a few strokes. Pjotr, a seven-year-old male, weighed more than 55 kilos. Impressive enough for anyone, I think.
A wonderful encounter. Without rushing them, allowing them to approach at their own pace and according to their own wishes, the wolves came closer, curious about this rather fearless visitor.
I was able to spend more than thirty minutes with the wolves. Those thirty minutes went by incredibly quickly. Between Papy Loup’s explanations and my contact with Hannah and Pjotr, time simply flew. Pure happiness.
What are the obvious differences between a dog and a wolf?
Certain characteristics are common in wolves, but none can identify a wolf with certainty on its own: morphology and colouring can vary between individuals and populations. The end of the tail may be dark; the ears are generally upright, relatively short and furry inside; some wolves show darker markings on the forelegs. Overall body shape also has characteristic tendencies, but varies from one animal to another.
How can wolves be distinguished from wolfdogs?
The distinction cannot be based on a single physical characteristic. Wolves generally have a muzzle, eye placement, limbs and feet adapted to their wild morphology, but wolfdogs can share several of these traits. Wolves also have particularly rich facial expressions and complex body language.
There are two dog breeds resulting from crosses with wolves but which are considered dog breeds rather than wolves:
1. The Czechoslovakian Wolfdog originated from crosses between Carpathian wolves and German Shepherd Dogs. The first experimental crossing took place in 1958.

2. The Saarloos Wolfdog was developed in the 1930s from a German Shepherd Dog and a wolf from Rotterdam Zoo.

Did you know?
Wolf packs generally defend their territories and use howling, among other forms of communication, to signal their presence to other wolves over long distances.
The Sioux proverb pays tribute to the wolf’s way of hunting: “When you hunt deer, let four of them pass and kill only the fifth.”
Wolves play an important role in ecosystems. They often prey on vulnerable animals — young, old, injured or sick — but they are opportunistic predators and do not hunt exclusively this type of prey.
Wolves may feed on carcasses, but a pack may also defend a food resource from other wolves rather than calling them over to share it.
Wolves generally live in family groups and breeding pairs may remain together for several years. There is, however, no scientific basis for claiming that a wolf will allow itself to die after losing its mate.
Reproduction depends on many factors, including prey availability, territory, mortality and family structure; it is not a conscious decision by wolves to prevent overpopulation.
In the wild, a pack is primarily a family, usually consisting of the breeding parents and their offspring. The old idea of a permanently rigid hierarchy dominated by an “alpha male” therefore does not accurately describe most wild wolf packs.
A wolf’s feeding behaviour around humans depends partly on how habituated it is to people; there is no universal rule that it will always carry food away to eat it out of sight.
If, like me, you are fascinated by these animals, do not hesitate to pay Papy Loup and his protégés a visit.
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