Anantara Qasr Al Sarab, Abu Dhabi, deux ans après : toujours aussi fabuleux ?

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Au milieu de nulle part
 et c’est prĂ©cisĂ©ment le but!

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Qasr Al Sarab, commençons par le situer. L’hĂŽtel se trouve dans l’émirat d’Abu Dhabi, dans le dĂ©sert de Liwa, au cƓur du Rub al-Khali, le fameux Empty Quarter.

Nous parlons ici du plus grand dĂ©sert de sable continu au monde, une immensitĂ© qui s’étend bien au-delĂ  des frontiĂšres des Émirats arabes unis. Depuis le centre d’Abu Dhabi, il faut compter environ une heure et demie de route. Et plus on avance, plus le paysage change. La ville disparaĂźt, les constructions se font rares et les dunes prennent progressivement toute la place.

Les derniers kilomĂštres sont probablement les plus beaux : une fois passĂ© le portail du domaine, une route d’environ 12 kilomĂštres s’enfonce encore dans le dĂ©sert avant d’atteindre l’hĂŽtel.

C’est lĂ  que Qasr Al Sarab apparaĂźt. Une immense forteresse couleur sable posĂ©e au milieu des dunes, comme si quelqu’un avait dĂ©cidĂ© de construire un palais dans un endroit oĂč, raisonnablement, personne n’aurait dĂ» construire quoi que ce soit. Pas de ville autour, pas de buildings Ă  l’horizon : uniquement le dĂ©sert.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui rend cet hĂŽtel si particulier. Qasr Al Sarab n’est pas un hĂŽtel d’Abu Dhabi dans lequel on vient simplement dormir aprĂšs avoir visitĂ© la ville. On ne vient Ă  Qasr Al Sarab que pour Qasr Al Sarab.

Le problĂšme avec les endroits que l’on a adorĂ©s

Lors de mon premier sĂ©jour en 2024, j’avais Ă©tĂ© particuliĂšrement enthousiaste. J’avais mĂȘme qualifiĂ© Qasr Al Sarab de joyau du dĂ©sert Ă©mirati et de l’un de mes hĂŽtels prĂ©fĂ©rĂ©s. Deux ans plus tard, il fallait donc vĂ©rifier si je n’avais pas Ă©tĂ© victime de cette euphorie du premier sĂ©jour qui transforme parfois un trĂšs bel hĂŽtel en souvenir extraordinaire.

Car revenir dans un endroit que l’on a beaucoup aimĂ© comporte toujours un risque. On remarque davantage les petits dĂ©fauts. On compare. On attend inconsciemment de retrouver exactement les mĂȘmes sensations. Et lorsqu’on voyage beaucoup, on devient aussi forcĂ©ment plus difficile : ce qui impressionnait autrefois devient parfois simplement « trĂšs bien ».

Mais Qasr Al Sarab possÚde quelque chose qui résiste assez étonnamment à cette mécanique.

Toujours ce sentiment d’ĂȘtre ailleurs

Qasr Al Sarab compte aujourd’hui 140 chambres, 14 suites et plus d’une cinquantaine de villas avec piscine, mais sa conception donne rarement l’impression d’ĂȘtre dans un immense complexe hĂŽtelier.

C’est probablement l’une de ses grandes rĂ©ussites. Donner une impression d’ĂȘtre seul au monde.

On peut regarder autour de soi et ne voir que des dunes. Pas une skyline Ă  l’horizon, pas une autoroute derriĂšre les palmiers, pas un centre commercial subtilement cachĂ© derriĂšre l’hĂŽtel. Ici, le dĂ©sert n’est pas un dĂ©cor créé pour les touristes. Le dĂ©sert est rĂ©ellement lĂ . Partout.

Et deux ans plus tard, cette sensation fonctionne toujours.

On peut avoir vu des dizaines de photographies de Qasr Al Sarab, des vidĂ©os Instagram et des campagnes publicitaires : rien ne restitue complĂštement cette impression lorsque l’on se retrouve devant cette succession presque infinie de dunes orangĂ©es. C’est presque difficile d’en parler parce qu’on a l’impression de manquer de mots.

Le luxe qui n’a pas besoin de hurler

Il existe aujourd’hui une certaine idĂ©e du luxe qui consiste Ă  ajouter toujours plus. Plus de marbre, plus d’or, plus de restaurants, plus de piscines, plus de technologie et, si possible, quelque chose de suffisamment extravagant pour devenir viral sur Instagram.

Qasr Al Sarab n’en a pas besoin.

Son véritable luxe est ailleurs.

C’est l’espace. Le silence. La vue. Le sentiment d’isolement. Le fait de pouvoir s’installer devant le dĂ©sert et de rester quelques minutes sans avoir particuliĂšrement envie de faire autre chose.

Bien sĂ»r, l’hĂŽtel est somptueux. L’architecture s’inspire des anciennes forteresses arabes, les intĂ©rieurs jouent avec les tons chauds du dĂ©sert et les villas avec piscine privĂ©e offrent cette sensation dĂ©licieuse d’avoir son petit morceau de Rub al-Khali pour soi.

Mais ce n’est pas le nombre de mĂštres carrĂ©s de la chambre dont on se souvient en rentrant.

C’est le dĂ©sert.

Deux ans plus tard, le service fait toujours la différence

Lors de mon premier article, j’avais Ă©normĂ©ment insistĂ© sur le service. C’était mĂȘme l’un des Ă©lĂ©ments qui m’avaient le plus impressionnĂ©e.

Deux ans plus tard, c’est probablement ce que j’observe avec le plus d’attention. Un dĂ©cor peut rester magnifique pendant des annĂ©es ; maintenir une vĂ©ritable qualitĂ© de service est beaucoup plus difficile.

Et pourtant, Qasr Al Sarab conserve bien cette capacitĂ© assez rare Ă  proposer un service extrĂȘmement prĂ©sent sans devenir envahissant. Score ? Excellent.

Dans les grands hĂŽtels, il existe une diffĂ©rence immense entre avoir beaucoup de personnel et avoir un personnel rĂ©ellement attentif. Le premier est une question de moyens. Le second relĂšve d’une culture de l’hospitalitĂ©.

Ici, on retrouve cette chaleur Ă©miratie que j’apprĂ©cie particuliĂšrement : on vous parle, on se souvient de certaines demandes, on cherche une solution plutĂŽt que de vous expliquer pourquoi quelque chose n’est pas possible.

Cela peut sembler ĂȘtre un dĂ©tail. Dans un hĂŽtel de luxe, c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui fait toute la diffĂ©rence.

Cette annĂ©e, cette attention avait un prĂ©nom : notre butler Yasmin. Et c’est probablement Ă  travers elle que l’on comprend le mieux ce qui distingue un trĂšs bon service d’un service rĂ©ellement exceptionnel.

Être prĂ©sente lorsqu’on a besoin d’elle, sans jamais donner l’impression de l’ĂȘtre trop, organiser nos activitĂ©s et leurs horaires, s’assurer que tout se dĂ©roule comme prĂ©vu, mais surtout devancer nos souhaits avant mĂȘme que nous ayons pensĂ© Ă  les formuler. Lorsque je n’ai trouvĂ© aucun chapeau qui me convenait Ă  la boutique de l’hĂŽtel, par exemple, Yasmin a tout simplement dĂ©cidĂ© de m’offrir un chapeau Qasr Al Sarab. Un petit geste en apparence, mais exactement le genre d’attention que l’on retient. Et ce ne fut Ă©videmment pas les seules attention du palace : gourdes brandĂ©es Qasr Al Sarab, chocolats de bienvenue, bouteille de champagne dans la chambre, petites attentions dĂ©posĂ©es au fil du sĂ©jour
 rien n’est vĂ©ritablement ostentatoire, mais tout contribue Ă  cette impression assez dĂ©licieuse que quelqu’un veille discrĂštement Ă  ce que votre sĂ©jour soit parfait.

Et puis il y a ces attentions qui vont bien au-delĂ  de ce que l’on attend normalement. Yasmin et le managment nous ont organisĂ© un tee time surprise dans l’aprĂšs-midi, directement dans l’eau, s’est chargĂ©e de fixer nos rendez-vous pour les diffĂ©rentes activitĂ©s, de coordonner les horaires et de rĂ©gler ces petits dĂ©tails qui, mis bout Ă  bout, font que vous n’avez finalement plus Ă  vous occuper de grand-chose. Lorsque j’ai Ă©tĂ© prise d’une atroce migraine, elle n’a pas simplement demandĂ© si j’allais mieux : elle a appelĂ© une infirmiĂšre pour s’assurer que tout allait bien. C’est cela, finalement, le vĂ©ritable luxe : pas uniquement une belle chambre, une piscine face aux dunes ou une bouteille de champagne, mais quelqu’un qui observe, comprend, anticipe et transforme une succession de petites attentions en sentiment d’ĂȘtre rĂ©ellement pris en charge. Et deux ans aprĂšs notre premiĂšre visite, Qasr Al Sarab rĂ©ussit toujours remarquablement bien cet exercice.

Et toujours cette vie au milieu de nulle part

On ne s’est pas juste contentĂ© d’installer un palace au milieu des dunes en considĂ©rant que la vue ferait tout le travail. Bien sĂ»r, le dĂ©sert fait partie de l’expĂ©rience, mais quelle raison aurait-on de faire ce trajet si ce n’est pour y trouver ce que nul autre hĂŽtel ne peut offrir ? Un service silencieux, prĂ©sent, efficace.

On peut partir Ă  dos de chameau, pratiquer le tir Ă  l’arc, dĂ©couvrir les faucons ou les Salukis, explorer les dunes ou simplement observer la maniĂšre dont la lumiĂšre transforme complĂštement le paysage entre le matin et le coucher du soleil.

Ces expĂ©riences pourraient facilement tomber dans le piĂšge de l’animation touristique artificielle. Pourtant, le cadre leur donne une autre dimension. Ici, on ne vous apporte pas trois pelletĂ©es de sable devant un hĂŽtel pour vous vendre «l’expĂ©rience du dĂ©sert». Vous ĂȘtes rĂ©ellement au milieu du Rub al-Khali.

Nuance.

Ne rien faire est aussi une activité

Et puis il y a une chose que j’apprĂ©cie peut-ĂȘtre davantage aujourd’hui qu’il y a deux ans : Qasr Al Sarab est un endroit oĂč l’on peut parfaitement dĂ©cider de ne rien faire.

Ce qui, curieusement, devient presque un luxe.

On peut passer des heures au bord de la piscine, retourner dans sa villa, regarder les dunes, boire quelque chose à Al Liwan (avec sa charmante responsable Hayesha), déjeuner tranquillement à Ghadeer et attendre que la chaleur diminue.

Le resort continue d’ailleurs Ă  proposer plusieurs univers de restauration : Al Waha, Ghadeer, Suhail, Al Liwan et diffĂ©rentes expĂ©riences de dĂźner dans le dĂ©sert. Mais ce que j’aime ici, c’est que les repas deviennent eux aussi une partie du rythme de la journĂ©e plutĂŽt qu’une succession d’activitĂ©s Ă  cocher.

Qasr Al Sarab vous oblige presque Ă  ralentir.

Et il faut parfois parcourir plusieurs milliers de kilomĂštres pour comprendre Ă  quel point cela fait du bien.

Peut-on encore ĂȘtre impressionnĂ© la deuxiĂšme fois ?

C’était finalement la vraie question de ce retour.

La premiĂšre fois, tout est nouveau. La deuxiĂšme, vous savez oĂč tout se trouve. Vous connaissez les piscines. Vous savez Ă  quoi ressemble votre petit-dĂ©jeuner et vous avez dĂ©jĂ  photographiĂ© les dunes sous quinze angles diffĂ©rents. La surprise devrait donc disparaĂźtre.

Mais quelque chose d’autre apparaĂźt : le plaisir de retrouver un endroit dont on sait dĂ©sormais qu’il ne nous avait pas sĂ©duits par accident.

C’est peut-ĂȘtre mĂȘme un test beaucoup plus intĂ©ressant pour juger un hĂŽtel.

Un Ă©tablissement exceptionnel n’est pas uniquement celui qui rĂ©ussit Ă  vous impressionner pendant quarante-huit heures. C’est celui auquel vous avez envie de revenir alors que le monde entier reste encore Ă  dĂ©couvrir.

Toujours parmi mes hÎtels préférés

Je voyage beaucoup et je peux ĂȘtre trĂšs enthousiaste lorsque j’aime un endroit. Je peux Ă©galement ĂȘtre trĂšs critique lorsqu’un Ă©tablissement de luxe ne tient pas ses promesses. Le prix d’une chambre ou le nombre d’étoiles sur une façade ne m’impressionnent pas particuliĂšrement si l’expĂ©rience qui se trouve derriĂšre n’est pas Ă  la hauteur.

C’est justement pour cette raison que revenir Ă  Qasr Al Sarab deux ans aprĂšs Ă©tait intĂ©ressant. Parce que cette fois, il n’y avait plus aucune dĂ©couverte.

Et pourtant, la magie est toujours lĂ .

Les dunes sont toujours aussi irrĂ©elles. L’hĂŽtel est toujours aussi spectaculaire. Le service reste remarquable. Et cette sensation Ă©trange d’ĂȘtre complĂštement coupĂ© du monde apparaĂźt toujours quelques heures aprĂšs l’arrivĂ©e.

Lorsque je me demande quels sont les Ă©tablissements oĂč je retournerais demain sans hĂ©siter, la rĂ©ponse reste exactement la mĂȘme qu’en 2024. Qasr Al Sarab.

Et finalement, pour un hĂŽtel que l’on avait placĂ© trĂšs trĂšs haut dĂšs la premiĂšre visite, rĂ©ussir Ă  ne pas dĂ©cevoir la deuxiĂšme est peut-ĂȘtre le plus beau compliment que l’on puisse lui faire.

Alors envie de partir dans le désert de Liwa ?

Anantara Qasr Al Sarab, Abu Dhabi, two years later: still as fabulous?

In the middle of nowhere
 and that is precisely the point!

For those who do not yet know Qasr Al Sarab, let’s start by placing it on the map. The hotel is located in the emirate of Abu Dhabi, in the Liwa Desert, at the heart of the Rub al-Khali, the famous Empty Quarter.

We are talking about the largest continuous sand desert in the world, a vast expanse stretching far beyond the borders of the United Arab Emirates. From central Abu Dhabi, the drive takes around an hour and a half. And the further you go, the more the landscape changes. The city disappears, buildings become scarce and the dunes gradually take over.

The last few kilometres are probably the most beautiful: once through the gates of the estate, a road of around 12 kilometres takes you even deeper into the desert before you finally reach the hotel.

And that is when Qasr Al Sarab appears. An immense sand-coloured fortress sitting among the dunes, as if someone had decided to build a palace in a place where, reasonably speaking, nobody should ever have built anything. No city around it, no buildings on the horizon: just the desert.

And that is precisely what makes this hotel so special. Qasr Al Sarab is not an Abu Dhabi hotel where you simply spend the night after a day of sightseeing in the city. You come to Qasr Al Sarab for Qasr Al Sarab.

The problem with places we have loved

During my first stay in 2024, I had been particularly enthusiastic. I had even described Qasr Al Sarab as the jewel of the Emirati desert and one of my favourite hotels. Two years later, it was therefore time to find out whether I had simply fallen victim to that first-stay euphoria that can sometimes transform a very beautiful hotel into an extraordinary memory.

Because returning to a place you have loved always carries a certain risk. You notice the little flaws more. You compare. Unconsciously, you expect to experience exactly the same feelings again. And when you travel a lot, you inevitably become more demanding: what once seemed impressive can sometimes become merely “very good”.

But Qasr Al Sarab has something that, rather surprisingly, seems to resist that mechanism.

Still that feeling of being somewhere else

Qasr Al Sarab now has 140 rooms, 14 suites and more than fifty pool villas, yet its design rarely makes you feel as though you are staying in an enormous resort.

That is probably one of its greatest achievements: making you feel as though you are alone in the world.

You can look around and see nothing but dunes. No skyline on the horizon, no motorway behind the palm trees, no shopping centre subtly hidden behind the hotel. Here, the desert is not scenery created for tourists. The desert is really there. Everywhere.

And two years later, that feeling still works its magic.

You may have seen dozens of photographs of Qasr Al Sarab, Instagram videos and advertising campaigns: none of them can fully capture the feeling of standing in front of that almost endless succession of orange dunes. It is almost difficult to describe because you feel as though you are running out of words.

Luxury that does not need to shout

There is a certain idea of luxury today that seems to consist of constantly adding more. More marble, more gold, more restaurants, more swimming pools, more technology and, if possible, something extravagant enough to go viral on Instagram.

Qasr Al Sarab does not need any of that.

Its true luxury lies elsewhere.

It is the space. The silence. The view. The feeling of isolation. The fact that you can sit in front of the desert and remain there for a few minutes without particularly wanting to do anything else.

Of course, the hotel is sumptuous. The architecture is inspired by ancient Arabian fortresses, the interiors play with the warm tones of the desert and the private pool villas offer that delicious feeling of having your own little piece of the Rub al-Khali.

But when you return home, it is not the number of square metres in your room that you remember.

It is the desert.

Two years later, the service still makes all the difference

In my first article, I placed enormous emphasis on the service. It was actually one of the things that impressed me most.

Two years later, that is probably what I pay the closest attention to. Beautiful surroundings can remain beautiful for years; maintaining genuinely exceptional service is much more difficult.

And yet Qasr Al Sarab still possesses that rather rare ability to provide an extremely attentive service without ever becoming intrusive. The score? Excellent.

In great hotels, there is an enormous difference between having a lot of staff and having staff who are genuinely attentive. The first is a question of resources. The second comes down to a culture of hospitality.

Here, you find that Emirati warmth that I particularly appreciate: people talk to you, remember certain requests and look for a solution rather than explaining why something cannot be done.

It may sound like a detail. In a luxury hotel, it is precisely what makes all the difference.

This year, that attention had a name: our butler, Yasmin. And it is probably through her that one best understands what distinguishes very good service from truly exceptional service.

Being there whenever we needed her, without ever making her presence feel excessive; organising our activities and schedules; making sure everything went according to plan; but above all, anticipating our wishes before we had even thought of expressing them. When I could not find a hat I liked in the hotel boutique, for example, Yasmin simply decided to give me a Qasr Al Sarab hat. A small gesture on the surface, but exactly the kind of attention you remember.

And of course, that was far from the only thoughtful touch from the palace: Qasr Al Sarab-branded water bottles, welcome chocolates, a bottle of champagne in the room, little surprises appearing throughout our stay
 nothing is truly ostentatious, yet everything contributes to that rather delightful feeling that someone is discreetly making sure your stay is perfect.

And then there are those gestures that go far beyond what one would normally expect. Yasmin and the management organised a surprise afternoon tee time for us, directly in the water, arranged our appointments for the various activities, coordinated schedules and took care of all those little details which, when added together, mean that you eventually have almost nothing left to worry about.

When I was struck by an awful migraine, she did not simply ask whether I was feeling better: she called a nurse to make sure everything was all right.

That, ultimately, is what true luxury is: not merely a beautiful room, a swimming pool overlooking the dunes or a bottle of champagne, but someone who observes, understands, anticipates and transforms a succession of small gestures into the feeling that you are genuinely being looked after. And two years after our first visit, Qasr Al Sarab still does this remarkably well.

And still, this life in the middle of nowhere

They did not simply build a palace in the middle of the dunes and assume that the view would do all the work. Of course, the desert is part of the experience, but what reason would there be to make the journey if not to find something that no other hotel can offer? Quiet, attentive, efficient service.

You can set off on camelback, try archery, discover falcons or Salukis, explore the dunes or simply watch how the light completely transforms the landscape between morning and sunset.

These experiences could easily fall into the trap of artificial tourist entertainment. Yet the setting gives them another dimension. Here, nobody has dumped three shovelfuls of sand in front of a hotel to sell you a “desert experience”. You really are in the middle of the Rub al-Khali.

There is a difference.

Doing nothing is an activity too

And then there is something I perhaps appreciate even more today than I did two years ago: Qasr Al Sarab is a place where you can perfectly well decide to do absolutely nothing.

Which, strangely enough, is becoming almost a luxury.

You can spend hours by the pool, return to your villa, gaze at the dunes, have a drink at Al Liwan (with its charming manager Hayesha), enjoy a leisurely lunch at Ghadeer and simply wait for the heat to subside.

The resort continues to offer several different dining experiences: Al Waha, Ghadeer, Suhail, Al Liwan and various desert dining experiences. But what I like here is that meals become part of the rhythm of the day rather than another succession of activities to tick off a list.

Qasr Al Sarab almost forces you to slow down.

And sometimes you have to travel several thousand kilometres to realise just how good that feels.

Can you still be impressed the second time?

That was ultimately the real question behind this return.

The first time, everything is new. The second time, you know where everything is. You know the pools. You know what your breakfast looks like and you have already photographed the dunes from fifteen different angles. The element of surprise should therefore disappear.

But something else appears instead: the pleasure of returning to a place that you now know did not enchant you by accident.

Perhaps that is actually a far more interesting test when judging a hotel.

An exceptional hotel is not merely one that manages to impress you for forty-eight hours. It is one you want to return to even though the entire world is still waiting to be discovered.

Still among my favourite hotels

I travel a lot, and I can be extremely enthusiastic when I love a place. I can also be very critical when a luxury establishment fails to live up to its promises. The price of a room or the number of stars on a façade does not particularly impress me if the experience behind them fails to deliver.

That is precisely why returning to Qasr Al Sarab two years later was so interesting. Because this time, there was nothing left to discover.

And yet, the magic is still there.

The dunes still look just as unreal. The hotel remains every bit as spectacular. The service is still remarkable. And that strange sensation of being completely cut off from the world still appears within a few hours of arriving.

When I ask myself which hotels I would return to tomorrow without hesitation, the answer remains exactly the same as it was in 2024. Qasr Al Sarab.

And ultimately, for a hotel we had already placed very, very high after our first visit, managing not to disappoint us the second time around may well be the greatest compliment we can give it.

So, tempted by a trip to the Liwa Desert?

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