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Au moment où j’écris ces lignes, c’est le Jour de la Terre. L’immense terrain boisé en face de ma maison est en train d’être défriché, peut-être pour y construire une maison, et cela me rend triste.
Partout où je vais, des espaces verts sont sacrifiés pour le confort d’hommes qui ne respectent rien, à commencer par eux-mêmes.
Célébré pour la première fois le 22 avril 1970 aux États-Unis, le Jour de la Terre est devenu l’un des plus grands mouvements environnementaux au monde. Cette première mobilisation avait rassemblé environ 20 millions d’Américains. Depuis, le mouvement s’est internationalisé : EARTHDAY.ORG indique aujourd’hui travailler avec plus de 150 000 partenaires dans plus de 192 pays et mobiliser plus d’un milliard de personnes autour de la protection de la planète.
À l’origine, le sénateur américain Gaylord Nelson souhaitait notamment sensibiliser le public aux conséquences de la pollution de l’air et de l’eau. Avec Denis Hayes et de nombreux militants, il contribua à transformer cette idée en une immense mobilisation citoyenne. Au fil des décennies, le Jour de la Terre s’est élargi à de nombreux enjeux : changement climatique, biodiversité, pollution plastique, protection des écosystèmes et éducation environnementale.
En 2005, l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, réalisée avec le soutien des Nations unies, dressait déjà un constat préoccupant : au cours des cinquante années précédentes, les humains avaient modifié les écosystèmes plus rapidement et plus profondément qu’à aucune autre période comparable de l’histoire humaine, principalement pour répondre à une demande croissante de nourriture, d’eau douce, de bois, de fibres et de combustibles. Vingt ans plus tard, les questions de climat, de biodiversité et de pression sur les ressources restent plus que jamais d’actualité.
Je sais que je ne pourrai pas empêcher les personnes en face de ma maison de poursuivre leurs projets ni d’abattre les arbres, mais peut-être pourrai-je être une petite pierre qui contribue à sauver cette belle planète.
Et vous, que ferez-vous ?
Earth Day
As I write these lines, it is Earth Day. The vast wooded plot opposite my house is being cleared, perhaps to build a house, and it makes me sad.
Everywhere I go, green spaces are sacrificed for the comfort of people who respect nothing, starting with themselves.
First celebrated in the United States on 22 April 1970, Earth Day has grown into one of the world’s largest environmental movements. That first mobilisation brought together around 20 million Americans. Since then, the movement has become international: EARTHDAY.ORG now says that it works with more than 150,000 partners in over 192 countries and mobilises more than one billion people around the protection of our planet.
Originally, US Senator Gaylord Nelson wanted, among other things, to raise public awareness of the consequences of air and water pollution. Together with Denis Hayes and many activists, he helped turn the idea into an enormous civic mobilisation. Over the decades, Earth Day has expanded to encompass numerous issues, including climate change, biodiversity, plastic pollution, ecosystem protection and environmental education.
In 2005, the Millennium Ecosystem Assessment, carried out with the support of the United Nations, had already painted a worrying picture: over the previous fifty years, humans had changed ecosystems more rapidly and extensively than in any comparable period in human history, largely to meet growing demands for food, fresh water, timber, fibre and fuel. Two decades later, climate, biodiversity and pressure on natural resources remain more relevant than ever.
I know that I will not be able to stop the people opposite my house from pursuing their plans or cutting down the trees, but perhaps I can be one small stone helping to save this beautiful planet.
And you, what will you do?
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