Nelson, Nevada ? Bienvenue dans une ville fantôme qui a du caractère et des flingues rouillés

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Nichée dans les recoins poussiéreux du désert du Nevada, à une petite heure de route de Las Vegas, se trouve Nelson, une ancienne ville minière au passé aussi explosif qu’un bâton de dynamite oublié. Aujourd’hui, elle ne compte plus d’habitants officiels (à part peut-être quelques serpents et une poignée de vieux pick-ups qui refusent de mourir), mais elle continue de faire parler d’elle grâce à son charme surréaliste de western figé dans le temps.

Un passé minier… plutôt musclé

Nelson, autrefois connue sous le nom d’Eldorado, a été fondée dans les années 1850 après la découverte de gisements d’or, d’argent et de plomb dans la région de Techatticup Mine. Et quand on dit « fondée », on pourrait tout aussi bien dire « déchaînée ». Car oui, cette ville avait la réputation d’être l’une des plus dangereuses du Far West. Entre les querelles de mineurs, les bandits en cavale, les soldats déserteurs et les règlements de comptes alcoolisés… la justice avait du mal à suivre.

Fun fact : à Nelson, on ne demandait pas si quelqu’un avait un flingue, mais combien il en avait. La police de l’époque ? Elle évitait carrément de venir.

La Techatticup Mine : un vrai décor de film… et de crime

La mine Techatticup est la plus ancienne et l’une des plus tristement célèbres du Nevada. Elle a fonctionné de manière sporadique jusqu’au XXe siècle. Aujourd’hui, elle est ouverte aux visiteurs curieux (ou téméraires) qui veulent explorer ses tunnels, ses histoires de meurtres et ses recoins sombres. On y raconte des légendes de trahisons, des morts inexpliquées… et, paraît-il, quelques fantômes qui n’ont toujours pas quitté leur poste.

Mais pas d’inquiétude : la visite guidée est 100 % sécurisée, à condition de ne pas se perdre en suivant un écureuil.

Un décor hollywoodien en plein désert

Avec ses bâtiments en bois croulants, ses carcasses de voitures des années 40, ses panneaux rouillés et ses cactus rebelles, Nelson est devenu un lieu de tournage populaire pour les photographes, les vidéastes et les productions hollywoodiennes. Des clips musicaux, des pubs de motos badass et même quelques scènes de films post-apocalyptiques y ont été tournés.

Aujourd’hui : ni tout à fait morte, ni vraiment vivante

Nelson est ce qu’on appelle une ville fantôme vivante. Elle ne compte plus de résidents permanents, mais une famille locale a racheté une partie du site, l’a restauré (sans trop le dépoussiérer, pour garder l’authenticité), et y propose des visites guidées, de la location de lieux pour des shootings, mariages western et autres aventures instagrammables.

En plus, ils vendent de l’eau fraîche (par 45°C, c’est un luxe), des souvenirs, et des anecdotes plus ou moins vraies sur les anciens habitants. Le tout avec humour et un bon chapeau de cow-boy.

La carcasse d’avion à Nelson : un faux crash très hollywoodien

Au détour de votre aventure, vous ferez face tout à coup à une carcasse d’avion de film utilisée dans le long-métrage « 3 000 Miles to Graceland » (2001), avec Kevin Costner et Kurt Russell.
Le film, qui mêle braquage de casino et sosies d’Elvis Presley, comporte une scène explosive où un avion s’écrase dans le désert du Nevada. Plutôt que de détruire un vrai avion à chaque prise (ce qui serait… onéreux et illégal), la production a utilisé un décor construit à partir de morceaux d’avion désossés, laissés sur place après le tournage.

Réutilisé comme décor permanent

Après le film, la famille Frehner, qui gère le site de Nelson (notamment la Techatticup Mine), a décidé de laisser l’épave sur place. Depuis, elle est devenue l’une des attractions les plus photographiées de la ville fantôme. Elle renforce l’ambiance post-apocalyptique / western mutant du lieu et attire les amateurs de cinéma, d’urbex et de délires Mad Max.

Petit bonus : parfois, l’équipe sur place s’amuse à ajouter des mannequins cramés ou des accessoires autour de l’épave pour rendre la scène encore plus « cinématographique

La carcasse d’avion de Nelson n’a jamais vraiment volé (sauf au box-office), mais elle ajoute une touche surréaliste à ce décor déjà chargé en histoires. Entre mines sanglantes, voitures figées dans la rouille et avions « crashés », Nelson donne l’impression d’un musée à ciel ouvert du chaos américain, avec en prime un certain sens de l’humour noir.

Comment s’y rendre ?

Depuis Las Vegas, prenez la direction de Boulder City, puis bifurquez vers la Nelson Road (NV-165). Comptez environ 45 à 60 minutes de route, à travers des paysages arides et magnifiques. Attention : la route semble tout droit sortie d’un film de Tarantino. On ne plaisante pas, il y a même des panneaux “attention crotales”.

À ne pas manquer :

La station-service abandonnée avec pompes rouillées.

Les carcasses de voitures disséminées façon Mad Max.

La cabane en tôle qui menace de s’écrouler (mais qui tient depuis 80 ans, donc confiance).

Le coucher de soleil sur le désert : ambiance sépia garantie.

En résumé :

Nelson, c’est le Far West version carte postale délabrée. C’est une plongée dans un passé brutal, poussiéreux et fascinant. Une ville fantôme qui a su se réinventer sans perdre son âme (ni ses balles rouillées). Et que vous soyez passionné d’histoire, amateur de photos vintage, ou juste en quête de quelque chose de vraiment différent de Las Vegas, c’est un détour qui vaut l’or qu’on n’y extrait plus.

Nelson, Nevada: a mining past… with a rather violent edge

Nelson, once known as Eldorado, was founded in the 1850s following the discovery of gold, silver and lead deposits in the area around the Techatticup Mine.

And when we say “founded”, we might just as well say “unleashed”.

Because yes, this little town had a reputation for being one of the most dangerous places in the Wild West. Between feuding miners, outlaws on the run, deserting soldiers and alcohol-fuelled scores being settled, law enforcement had rather a lot on its hands.

Fun fact: in Nelson, the question wasn’t whether someone owned a gun, but how many they owned.

The police at the time? They apparently preferred to stay away altogether.

The Techatticup Mine: a real-life film set… with a criminal past

The Techatticup Mine is the oldest and one of the most infamous mines in Nevada. It operated intermittently into the twentieth century.

Today, it is open to curious — or courageous — visitors who want to explore its tunnels, hear stories of murders and venture into its darker corners. There are tales of betrayal, unexplained deaths… and, apparently, a few ghosts who still haven’t finished their shift.

But don’t worry: the guided tour is completely safe, provided you don’t wander off while following a squirrel.

A Hollywood set in the middle of the desert

With its crumbling wooden buildings, 1940s car wrecks, rusting signs and rebellious cacti, Nelson has become a popular location for photographers, filmmakers and Hollywood productions.

Music videos, adverts featuring suitably badass motorbikes and even scenes from post-apocalyptic films have been shot here.

Today: not quite dead, not exactly alive either

Nelson is what you might call a living ghost town.

It no longer has permanent residents, but a local family bought part of the site and restored it — without removing too much dust, naturally, because authenticity matters.

Today, they offer guided tours and hire out the location for photo shoots, Western weddings and all manner of Instagrammable adventures.

They also sell cold water — which, at 45°C, qualifies as a luxury — souvenirs and stories of varying degrees of credibility about the town’s former inhabitants.

All delivered with humour and, preferably, a good cowboy hat.

The plane wreck at Nelson: a very Hollywood fake crash

As you wander around, you will suddenly come across what looks like the wreckage of an aircraft from a film set, used in the 2001 movie 3,000 Miles to Graceland, starring Kevin Costner and Kurt Russell.

The film, which combines a casino robbery with Elvis Presley impersonators, features an explosive scene involving an aircraft crashing in the Nevada desert.

Rather than destroying a real aircraft for every take — which would have been both… expensive and rather problematic — the production used a set constructed from dismantled aircraft parts, which were left behind after filming.

Reused as a permanent film set

After filming was completed, the Frehner family, who manage the Nelson site and the Techatticup Mine, decided to leave the wreckage where it was.

It has since become one of the ghost town’s most photographed attractions. It adds considerably to Nelson’s post-apocalyptic, mutant-Western atmosphere, attracting film enthusiasts, urban explorers and anyone harbouring a secret desire to wander into a Mad Max film.

And there is an added bonus: from time to time, the people running the site apparently enjoy placing burnt-looking mannequins or other props around the wreckage to make the scene even more “cinematic”.

Nelson’s plane wreck may never really have flown — except perhaps at the box office — but it adds another surreal element to a place already overflowing with stories.

Between blood-soaked mines, cars slowly disappearing beneath decades of rust and “crashed” aircraft, Nelson feels like an open-air museum dedicated to American chaos, with a healthy dose of dark humour thrown in for good measure.

How to get there

From Las Vegas, head towards Boulder City, then turn onto Nelson Road (NV-165).

Allow approximately 45 to 60 minutes by car, through magnificent, arid landscapes.

Be warned: at times, the road looks as though it has been lifted straight out of a Tarantino film.

And we’re not entirely joking. There are even signs warning you about rattlesnakes.

What not to miss

The abandoned petrol station, complete with rusting pumps.

The car wrecks scattered around the site, Mad Max style.

The corrugated-metal shack that looks as though it might collapse at any moment — although it has apparently been standing for 80 years, so we’ll trust it.

And the sunset over the desert, for an almost guaranteed sepia-filter atmosphere.

In short

Nelson is the Wild West in the form of a beautifully dilapidated postcard.

It is a journey into a brutal, dusty and fascinating past. A ghost town that has managed to reinvent itself without losing its soul — or its rusty bullets.

Whether you are fascinated by history, love vintage photography or simply want to discover something genuinely different from Las Vegas, Nelson is a detour worth its weight in the gold they no longer mine there.

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