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Si vous avez déjà eu l’occasion de visiter Dubaï, vous savez à quel point cette ville est spectaculaire. Cependant, malgré ses attraits, certains aspects peuvent laisser un goût amer, surtout lorsqu’il s’agit de transport. Et les arnaques ou tentatives d’arnaque en taxi existent bel et bien : tarifs annoncés qui changent à l’arrivée, compteur non enclenché, détours ou chauffeurs qui profitent simplement du fait que le passager ne connaît ni la ville ni les prix.
Lors d’un de mes déplacements à Dubaï, j’ai vécu une expérience particulièrement désagréable. Au départ, le chauffeur m’a annoncé un tarif de 450 AED pour le trajet prévu. Ce montant me semblait raisonnable pour la distance à parcourir, alors j’ai accepté sans hésitation. Mais une fois arrivée à destination, la somme réclamée avait mystérieusement grimpé à 700 AED. Aucune explication valable ne justifiait cette différence.
Dans mon cas, heureusement, les portiers de l’hôtel sont intervenus. Ils ont demandé au chauffeur le relevé de son compteur. Il n’en avait pas. Il s’agissait visiblement d’un chauffeur qui ne fonctionnait pas comme un taxi réglementé, alors que, vu de l’extérieur, tout semblait parfaitement en ordre. Sans l’intervention des portiers, j’aurais probablement payé les 700 AED. Ouf, sauvée.
Depuis, je me suis renseignée et mon cas est loin d’être une curiosité isolée. Les problèmes signalés par les voyageurs peuvent prendre plusieurs formes : compteur non utilisé, prix imposé ou modifié, détour inutile, supplément incompréhensible ou véhicule présenté comme un taxi officiel alors qu’il ne l’est pas. Cela ne signifie évidemment pas que les taxis de Dubaï sont tous malhonnêtes — loin de là — mais simplement qu’un peu de vigilance peut éviter une très mauvaise surprise.
À Dubaï, un taxi officiel fonctionne au compteur
C’est probablement la règle la plus simple à retenir. Les taxis réglementés de Dubaï sont soumis aux tarifs fixés par la RTA et utilisent un taximètre. Les tarifs de prise en charge varient notamment selon l’endroit où vous prenez le taxi, l’heure et le mode de réservation, mais le principe ne change pas : dans un taxi officiel, le prix du trajet n’est pas censé être inventé par le chauffeur à l’arrivée.
Autre détail utile : à Dubaï, les taxis officiels sont facilement reconnaissables à leur carrosserie couleur crème et à leur toit coloré selon l’opérateur. Il existe plusieurs compagnies sous la réglementation de la RTA, dont Dubai Taxi Company, Cars Taxi, National Taxi, Arabia Taxi et Metro Taxi. Le toit n’est donc pas toujours de la même couleur, ce qui peut dérouter lorsqu’on ne connaît pas le système.
Comment éviter les arnaques en taxi ?
- Privilégiez les taxis officiels ou une réservation via une application reconnue. À Dubaï, l’application S’hail et les services de réservation disponibles via Careem permettent notamment de commander des taxis réglementés. Uber et Careem proposent également des voitures avec chauffeur ; ce n’est pas exactement le même service qu’un taxi de rue, mais le prix ou son estimation apparaît dans l’application.
- Regardez le compteur. Dans un taxi officiel, il doit être utilisé. Si un chauffeur vous propose un prix forfaitaire improvisé pour une course ordinaire ou refuse d’enclencher le compteur, méfiance.
- Regardez le véhicule avant de monter. À Dubaï, un taxi de rue officiel possède les signes distinctifs réglementaires. Un véhicule qui ressemble vaguement à un taxi n’est pas nécessairement un taxi autorisé.
- Gardez les informations du taxi. Numéro du véhicule, plaque, heure et lieu de prise en charge peuvent devenir précieux si vous devez introduire une réclamation. Une photo prise discrètement en montant prend deux secondes.
- Suivez l’itinéraire sur votre téléphone. Google Maps ou une autre application permet de voir rapidement si vous partez dans une direction totalement incohérente. Il faut cependant garder à l’esprit qu’un détour apparent peut aussi être dû au trafic ou aux nombreuses routes à sens unique et échangeurs de Dubaï.
- Demandez un reçu. Il constitue une trace du trajet et facilite énormément une éventuelle réclamation.
Et si quelque chose ne va pas ?
Ne vous contentez pas nécessairement de payer pour éviter une discussion. Dans un hôtel, demandez l’aide du concierge ou des portiers — c’est exactement ce qui m’a sauvée. Pour un taxi réglementé de Dubaï, les réclamations peuvent être adressées à la RTA. Plus vous avez conservé d’informations sur le véhicule et la course, plus il sera facile d’identifier le chauffeur concerné.
Enfin, attention au titre de cet article : les Émirats arabes unis ne possèdent pas un système de taxi unique. Dubaï, Abu Dhabi, Sharjah et les autres émirats ont leurs propres autorités, opérateurs, applications et structures tarifaires. Les conseils de prudence restent valables partout, mais les couleurs des taxis, tarifs et procédures de plainte ne sont pas identiques d’un émirat à l’autre.
Conclusion
Dubaï reste une ville où le taxi est extrêmement pratique et où l’immense majorité des trajets se passent sans histoire. Mais cela ne signifie pas qu’il faut laisser son bon sens à l’aéroport. Mon histoire des 450 AED devenus 700 AED en quelques kilomètres supplémentaires n’était ni une impression ni un malentendu : quelqu’un a bel et bien essayé de me faire payer beaucoup plus que le montant annoncé, sans compteur pour justifier quoi que ce soit.
Le meilleur réflexe reste donc très simple : taxi identifiable, compteur en fonctionnement, itinéraire surveillé et informations du véhicule conservées. Cela demande trente secondes et peut vous éviter de transformer une excellente journée à Dubaï en souvenir nettement moins sympathique.
Taxis in the Emirates (and Elsewhere): Beware of Scams and Unpleasant Surprises
If you have ever visited Dubai, you know how spectacular the city can be. Yet despite all its attractions, certain aspects can leave a rather bitter taste, particularly when transport is involved. Taxi scams and attempted scams do exist: a quoted fare may suddenly change on arrival, a meter may not be switched on, an unnecessary detour may be taken, or a driver may simply exploit the fact that a passenger does not know the city or its prices.
During one of my journeys in Dubai, I had a particularly unpleasant experience. At the outset, the driver quoted me AED 450 for the journey. The amount seemed reasonable for the distance, so I agreed without hesitation. Yet when we reached our destination, the sum being demanded had mysteriously risen to AED 700. There was no valid explanation for the difference.
Fortunately, the hotel doormen intervened. They asked the driver for the meter record. He did not have one. He was clearly not operating in the manner of a regulated taxi, even though from the outside everything had appeared perfectly legitimate. Without the doormen’s intervention, I would probably have paid the AED 700. A lucky escape.
I subsequently looked into the subject and my experience is far from unique. Problems reported by travellers can take several forms: a meter not being used, a fare being imposed or changed, an unnecessary detour, an inexplicable surcharge or a vehicle being presented as an official taxi when it is not. This certainly does not mean that Dubai taxi drivers are all dishonest — far from it — but a little vigilance can prevent a very unpleasant surprise.
In Dubai, an official taxi uses a meter
That is probably the simplest rule to remember. Regulated Dubai taxis operate under RTA fares and use taximeters. Flag-fall charges vary according to where the taxi is taken, the time and how it is booked, but the principle remains the same: in an official taxi, the fare is not supposed to be invented by the driver when you reach your destination.
Another useful detail is that official Dubai taxis are easy to recognise by their cream-coloured body and coloured roof, which varies according to the operator. Several companies operate under RTA regulation, including Dubai Taxi Company, Cars Taxi, National Taxi, Arabia Taxi and Metro Taxi. The roof is therefore not always the same colour, which can be confusing if you are unfamiliar with the system.
How can you avoid taxi scams?
- Choose official taxis or book through a recognised app. In Dubai, S’hail and taxi-booking services available through Careem can be used to arrange regulated taxis. Uber and Careem also offer chauffeur-driven cars; this is not exactly the same service as a street taxi, but the fare or an estimate is shown in the app.
- Watch the meter. It should be used in an official taxi. If a driver offers an improvised flat fare for an ordinary journey or refuses to switch the meter on, be wary.
- Look at the vehicle before getting in. Official street taxis in Dubai carry regulated identifying features. A vehicle that vaguely resembles a taxi is not necessarily authorised.
- Keep the taxi details. Vehicle number, registration plate, time and pick-up point can be invaluable if you need to make a complaint. Taking a discreet photograph as you get in takes two seconds.
- Follow the route on your phone. Google Maps or another mapping app makes it easy to see if you are heading in a completely illogical direction. Bear in mind, however, that an apparent detour may sometimes be caused by traffic or Dubai’s many one-way roads and interchanges.
- Ask for a receipt. It provides a record of the journey and makes any subsequent complaint considerably easier.
What if something goes wrong?
Do not necessarily pay simply to avoid an argument. At a hotel, ask the concierge or doormen for help — that is exactly what saved me. Complaints concerning regulated Dubai taxis can be made to the RTA. The more information you have kept about the vehicle and journey, the easier it will be to identify the driver concerned.
Finally, a word about the title of this article: the United Arab Emirates does not have one single taxi system. Dubai, Abu Dhabi, Sharjah and the other emirates have their own authorities, operators, apps and fare structures. The same basic precautions are useful everywhere, but taxi colours, fares and complaint procedures are not identical from one emirate to another.
Conclusion
Dubai remains a city where taxis are extremely convenient and the vast majority of journeys pass without incident. That does not mean you should leave your common sense at the airport. My story of AED 450 becoming AED 700 was neither an impression nor a misunderstanding: someone really did try to make me pay considerably more than the amount originally quoted, without a meter to justify it.
The best reflex is therefore very simple: identifiable taxi, working meter, route monitored and vehicle details retained. It takes thirty seconds and may prevent an excellent day in Dubai from turning into a considerably less pleasant memory.
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