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Avant de commencer, il est important de bien comprendre la différence entre les types de fourrières en Espagne : les protectoras et les perreras. Les premières œuvrent comme des refuges et s’occupent du bien-être animal alors que les deuxièmes sont tout simplement des abattoirs. Elles sont en général gérées par les municipalités, avec des ouvriers communaux pour s’occuper des lieux, ou encore par des sociétés privées. Dans les deux cas, l’unique but est de débarrasser les rues des chiens errants et de faire du profit.
Le gouvernement espagnol n’est pas étranger à l’extermination des chiens de chasse comme les lévriers dans les perreras puisqu’il subventionne les fourrières. En effet, c’est l’endroit où sont gardés les chiens jusqu’à leur mise à mort. Aucun animal n’y est soigné et pourtant la majorité des chiens qui s’y trouvent ont été heurtés par une voiture, jetés à la rue, sont dans la rue depuis des semaines… parfois avec des fractures ouvertes, souffrant le martyre. Pourtant aucun vétérinaire ne leur viendra en aide, jamais. Leur seule issue, c’est d’espérer que le jour de leur mort arrive très vite.
Le délai entre leur arrivée et leur fin est de +/- deux semaines. Les chiens sont alors entassés dans des chambres à gaz ou encore tout simplement brûlés. Et oui, en Espagne, c’est en effet le sort qui est réservé aux chiens dont les propriétaires veulent se débarrasser ou qui sont retrouvés dans la rue. Pour les chiens de chasse comme les galgos, peu ou pas de chance d’en sortir vivants.

Comment décrire une perrera sans trop d’émotions ? Un immense lieu de stockage insalubre. Tout y est gigantesque sauf les cages. La première chose qui frappe quand on y entre, c’est l’odeur insupportable. Les chiens vivent dans leurs déjections en attendant d’être de temps en temps — sans doute quand l’odeur est trop forte — matraqués au Karcher. On voit des chiens dont le pelage est collé par leurs excréments ou par le sang d’une blessure non soignée. L’obscurité est partout et la froideur des lieux fait peur. Tout est gris : le béton, les murs, l’humeur des personnes croisées. Aucun panier, aucune couverture, aucun mot gentil, aucune caresse. On lit le désespoir dans les yeux des chiens qui sont entassés en attendant leur dernier jour. Tous les chiens sont mélangés dans les mêmes cages, qu’ils soient petits, mâles ou femelles, blessés et même chiots. Des bagarres mortelles ont souvent lieu puisqu’il n’y a aucune surveillance ni logique dans le tri des chiens. Nombreux sont les témoignages où les chiens n’ont ni nourriture ni eau à leur disposition.
Et c’est sans parler des nombreux cas de maltraitance de la part des employés. La presse espagnole fait régulièrement état d’histoires relatées par d’anciens employés : coups, utilisation de barres de fer, de perches, de lassos, brûlures…
On pourrait croire que le temps a abandonné les lieux dans cet enfer. On entend juste les cris des chiens, on sent leur peur et leur douleur. Si cette situation canine devait être temporaire, on pourrait encore comprendre ce manque d’humanité, mais non, c’est ici que va se terminer la triste vie de tous ces chiens.
Rappelons aussi qu’ils sont amenés dans cet enfer par la protection animale officielle d’Espagne. Seuls quelques-uns pourront en sortir et très rarement des galgos, qui ne sont pas les chiens préférés en Espagne.
Il est aussi important de noter que certains chiens se sont retrouvés par hasard dans cette prison. Ils sont pourtant pucés, mais tout le monde s’en fout du moment qu’on débarrasse le pays des chiens errants. Les propriétaires des chiens ne seront jamais contactés. Aucune raison de les appeler puisque les perreras reçoivent de l’argent par chien. Plus il y a de chiens tués et mieux c’est.

Si on avait déjà du mal à entrer dans le bâtiment principal, ce n’est rien à côté de l’arrière, là où tout s’arrête. Un autre lieu avec des enclos en métal et de très hauts murs pour que personne ne puisse apercevoir les chiens. Une fois franchie la porte, on n’en ressort plus. C’est aussi là qu’on lit la terreur dans les yeux des chiens. Je suis certaine qu’ils comprennent ce qui leur arrive car ce sont les chambres à gaz. Inutile de vous dire que les chiens sont amenés avec très peu de ménagement, qu’ils soient blessés, vieux, gentils ou déjà malades.
Comment tout cela est donc possible ? Et si on parlait chiffres. D’abord la chasse : le fruit de la chasse avec les galgos qui n’ont aucune valeur rapporte plus de 4 904 000 000 €. Le secteur permet 240 000 emplois. Les salaires, pour la seule et unique période de la chasse, sont de 1 700 000 €. Faites le calcul, quelle valeur ont 55 000 galgos tués chaque année face au reste ?
J’ai toujours essayé d’éviter les images chocs, mais je me rends compte au fil des années que si cette horreur n’est pas montrée, personne ne prend conscience des souffrances. À vous de savoir si vous fermez les yeux sur le massacre ou si vous choisissez d’aider de la manière qui vous est la plus facile : donner du temps, partager un post, proposer du matériel pour les chiens, de la nourriture, faire une donation…
Comment soutenir notre association ?
1. Affiliation à Aslan
Il existe plusieurs possibilités :
Membre Bronze : 5 € par mois
Membre Argent : 10 € par mois
Membre Or : 20 € par mois
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Compte bancaire : BE80 0688 8995 0977 — au nom de Aslan Mck. Pour ce faire, il suffit de donner à votre banque l’ordre de procéder à un ordre permanent de paiement annuel ou mensuel au profit de l’asbl Aslan — Varenslaan 8 — 1820 Steenokkerzeel.
Vous recevrez ensuite votre carte de membre ainsi qu’un petit cadeau chaque trimestre. Ce cadeau sera envoyé par la poste et dépend du montant de votre affiliation.
2. Soutien financier
Envie d’aider une seule fois ou de ne pas être lié à un montant mensuel : la donation est pour vous.
BE80 0688 8995 0977 — au nom de Aslan Mck
3. Les dons matériels
Nous avons besoin de matériel pour les chiens : paniers, coussins, vêtements de protection pour chiens, couvertures, nourriture, matériel de pharmacie, bols… N’hésitez pas à nous contacter afin de convenir d’un rendez-vous pour l’enlèvement.
Notre histoire
Aslan existe depuis le 6 juillet 2010. Nous avons mis sur pied cette association parce que nous souhaitions contrôler où allait l’argent que nous récoltions pour les animaux. Ce n’est qu’après avoir été bénévoles que nous nous sommes rendu compte qu’il fallait payer un salaire parfois interpellant aux cadres et dirigeants de certaines associations, des loyers exorbitants ou des prêts pour une maison, une camionnette — et pas toujours des installations pour les animaux. Nous précisons que cette activité n’est pas notre activité principale puisque nous avons un travail à plein temps. Cela signifie que, contrairement à beaucoup d’associations, 100 % des revenus retournent aux animaux que nous aidons.
Cet argent nous permet d’acheter des chiens ou de négocier leur départ, de nous procurer de la nourriture et des médicaments qui serviront à sauver les animaux, de les soigner, de veiller à leur bien-être, d’être l’intermédiaire entre le pays et l’adoptant, de financer le voyage vers la Belgique des chiens, de les vacciner et de garder à l’association les chiens qui sont trop traumatisés pour être placés.
Nous sommes actives en Belgique, mais aussi en Espagne, aux États-Unis et au Brésil.
Nous contacter ? morganmck@proximus.be
The scandal of Spain’s perreras: the shame of these appalling death houses
Before going any further, it is important to understand the difference between two types of facilities in Spain: protectoras and perreras. The former operate as shelters and are concerned with animal welfare. The latter are, quite simply, slaughterhouses. They are generally run by municipalities, with municipal workers managing the premises, or by private companies. In either case, the sole objective is to clear stray dogs from the streets and make a profit.
The Spanish government is not removed from the extermination of hunting dogs such as greyhounds in perreras, since pounds receive public funding. This is where dogs are kept until they are killed. No animal is cared for, even though many of the dogs there have been hit by cars, thrown into the street or wandering for weeks — sometimes with open fractures and in terrible pain. Yet no vet will come to help them. Their only hope is that the day they die comes quickly.
The period between arrival and death is around two weeks. Dogs are then crowded into gas chambers or simply burnt. Yes, in Spain, this is the fate reserved for dogs whose owners want rid of them or who are found in the street. Hunting dogs such as galgos have little or no chance of leaving alive.

How can I describe a perrera without too much emotion? An enormous, filthy storage facility. Everything is huge except the cages. The first thing that hits you when you enter is the unbearable smell. Dogs live in their own waste until, from time to time — presumably when the smell becomes too strong — they are blasted with a pressure washer. You see dogs whose coats are stuck together with excrement or blood from untreated wounds. Darkness is everywhere and the coldness of the place is frightening. Everything is grey: concrete, walls, even the mood of the people you encounter. No beds, no blankets, no kind words, no affection. You can read despair in the eyes of dogs crowded together waiting for their final day. Small dogs, males, females, injured dogs and even puppies are mixed in the same cages. Fatal fights often occur because there is no supervision and no logic to the way the dogs are separated. Numerous accounts describe dogs without food or water available to them.
And that is without mentioning the many cases of abuse by employees. The Spanish press regularly reports stories told by former workers: beatings, iron bars, poles, lassos, burns…
You could believe time itself had abandoned this hell. All you hear are dogs crying; you can feel their fear and pain. If this situation were temporary, perhaps one could still try to understand such a lack of humanity. But no. This is where the sad lives of all these dogs are going to end.
Some dogs end up in this prison almost by accident. They are microchipped, yet nobody cares as long as stray dogs are removed from the country. Their owners will never be contacted. Why call them when perreras receive money per dog? The more dogs killed, the better.

If entering the main building was already difficult, it is nothing compared with the area at the back, where everything ends. Another place, with metal enclosures and walls so high that nobody can see the dogs. Once they pass through that door, they do not come back. This is where you can read terror in their eyes. I am convinced they understand what is happening to them, because these are the gas chambers. Needless to say, the dogs are taken there with very little care, whether injured, old, gentle or already ill.
How can all this be possible? Let us talk numbers. Hunting involving galgos who themselves have no value generates more than €4.904 billion. The sector supports 240,000 jobs. Salaries for the hunting period alone amount to €1.7 million. Do the calculation: what value do 55,000 galgos killed every year have compared with all the rest?
I have always tried to avoid shocking images, but over the years I have realised that if this horror is not shown, nobody understands the suffering. It is up to you whether you close your eyes to the massacre or choose to help in whatever way is easiest for you: give time, share a post, provide equipment for the dogs, donate food or make a financial contribution.
How to support our association
Membership of Aslan: Bronze €5/month; Silver €10/month; Gold €20/month; Diamond €30/month; Platinum €50/month.
Bank account: BE80 0688 8995 0977 — Aslan Mck.
You can also make a one-off donation or donate equipment for the dogs: beds, cushions, protective clothing, blankets, food, pharmacy supplies, bowls and other useful items.
Our story
Aslan has existed since 6 July 2010. We created the association because we wanted to know exactly where the money we raised for animals was going. This is not our main professional activity; we have full-time jobs. That means that 100% of the income goes back to the animals we help.
The money allows us to buy dogs or negotiate their release, purchase food and medicines, provide care, look after their welfare, act as an intermediary between the country and the adopter, finance their journey to Belgium, vaccinate them and keep within the association those dogs who are too traumatised to be placed.
Contact: morganmck@proximus.be
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