Pour la première fois depuis très longtemps, une génération est nettement moins intelligente que la génération précédente.

De nombreuses études scientifiques ont prouvé que le niveau de notre quotient intellectuel a fortement baissé depuis ces 10 dernières années. Même si chaque génération se croit plus intelligente que la précédente, cette fois pourtant, c’est le contraire.

Une dizaine d’études menées en parallèle dans des pays européens montrent que l’ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance, de mémoire, de langage, de raisonnement, d’apprentissage, d’intelligence, de résolution de problème, de prise de décision, de perception ou d’attention a fortement diminué. Le QI moyen a baissé de 4 points en France par exemple au cours de la décennie. Ceci n’était plus arrivé depuis plus d’un siècle, l’indice étant en augmentation constante tous les 10 ans d’au minimum 3 points.

Selon la théorie de Flynn, (James Robert Flynn est un professeur en sciences politiques qui a effectué de nombreuses recherches sur le quotient intellectuel) un accroissement des scores aux tests de QI a été observé depuis très longtemps, mais si on compare les résultats d’une population basée sur plusieurs générations, on voit une forte inversion depuis début des années 1990. Flynn prétend que nos capacités de développement ne sont pas infinies. Celles-ci ont pu évoluer grâce aux avancées technologiques, au niveau de vie, à la diminution du nombre d’enfants par famille, mais ne peuvent éternellement augmenter.

Milieu social et génétique :

Flynn justifie cette baisse par la génétique. Les avancées sociales et les méthodes de contraception auraient permis aux femmes au QI élevé et socialement dominantes de limiter le nombre d’enfants et donc de progresser donnant à leur progéniture l’occasion d’avoir un niveau de vie, d’études et de santé propice au développement intellectuel. A l’inverse, les femmes au QI moindre, issues de l’immigration, n’utilisent pas de contraception et restent dans un milieu économique peu favorable au développement de leurs enfants. Cette théorie politiquement peu correcte n’est pas sans grincements de dents, certains y voyant une récupération raciste. De plus, un lien entre le patrimoine familial et l’environnement n’a jamais pu être réellement prouvé, les chercheurs actuellement manquant de recul.

Les parents absents :

Même si les scientifiques s’accordent tous pour expliquer que la génétique à une incidence sur la régression de l’intelligence, d’autres chercheurs disent que ce n’est pas la seule explication. Ils argumentent que les parents ne sont plus aussi impliqués que l’étaient leurs propres parents et qu’ils laissent l’école éduquer leurs enfants attendant ce que personne ne sait leur offir : l’intelligence innée. Les parents démissionneraient d’un rôle essentiel visant des points importants comme la structure, la responsabilité, le respect …

Technologie « écran » :

Nul n’ignore que les 6 premières années d’un enfant sont déterminantes pour le développement futur de son cerveau. Depuis l’arrivée de la technologie « écran », les enfants ne sont plus stimulés par des jeux et des échanges intellectuels avec leurs pairs. A l’ère des téléphones et des tablettes, le cerveau n’est plus challengé et bon nombre de jeunes qui restent scotchés à leurs écrans accusent un léger retard de développement, une concentration compliquée et une difficulté de communiquer dans la vraie vie.

Les repas trop riches :

La nourriture riche en graisses et en sucres serait elle aussi une cause de la baisse de l’intelligence. Selon plusieurs études, 5 points d’écart de QI ont été observés entre des sujets ayant une nourriture saine et ceux dont la nourriture se compose d’un trop plein de graisses et sucres.

Conclusion :

Les causes et effets de cette baisse d’intelligence sont encore partiellement inconnus, même si on peut certainement en partie l’attribuer à la génétique, la manière de s’alimenter, la polution, l’éducation, la biologie et le social, tout cela démontre à quel point notre intelligence est fragile et encore méconnue.