Brussels Airlines : le silence comme seule politique client ?

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Il y a de mauvaises expĂ©riences qu’on oublie. Et puis il y a celles qui s’accumulent, qui s’impriment et qui finissent par dessiner un schĂ©ma.

Avec Brussels Airlines, ce n’est malheureusement plus un incident isolĂ© pour moi. C’est une constante. Une signature. Une maniĂšre de faire. Et surtout, une maniĂšre de ne pas rĂ©pondre.

Le silence : cette réponse qui en dit long

Commençons par le plus frappant.

J’ai dĂ©posĂ© une plainte dĂ©taillĂ©e pour quelque chose de grave, Ă  savoir une discrimination envers une personne malade, pas juste un dĂ©tail. Sans rĂ©ponse depuis 6 mois. J’ai relatĂ© les faits prĂ©cis d’un incident impliquant un membre du personnel.
Une demande donc claire : recevoir une réponse, une prise en compte, un minimum de respect.

RÉSULTAT ?

Rien. Pas une explication. Pas mĂȘme ce classique « nous prenons votre plainte trĂšs au sĂ©rieux » que les services clients adorent recycler.

JUSTE RIEN

Le silence n’est pas une absence de rĂ©ponse. C’est une rĂ©ponse en soi. Et dans ce cas prĂ©cis, elle est limpide : « Votre expĂ©rience ne nous intĂ©resse pas. »

Un passé qui aurait pourtant dû me servir de leçon

Ce qui rend la situation encore plus accablante, c’est qu’elle ne tombe pas du ciel. Ce n’était pas une premiĂšre chance. C’était une seconde.

DĂ©jĂ  en 2014, un incident suffisamment marquant avait conduit Ă  un article publiĂ© sur ce blog morganesque.org — un rĂ©cit qui, Ă  l’époque, avait dĂ©jĂ  mis en lumiĂšre des pratiques discutables. N’hĂ©sitez pas Ă  le lire, vous en saurez plus sur cette expĂ©rience nĂ©gative.

Un chien en ordre de documents. Un refus d’embarquement aux États-Unis et l’incomprĂ©hension totale.

Et surtout, un choix rare de ma part : refuser une compensation financiÚre pour privilégier le principe.

Autrement dit : donner une chance Ă  la compagnie de faire mieux. Et a-t-elle fait mieux ? Pas du tout, elle a mĂȘme fait pire !

2025 : mĂȘme compagnie, autre problĂšme
 mĂȘme mĂ©pris ?

Des annĂ©es plus tard, l’histoire se rĂ©pĂšte.

Un vol vers Prague. Un incident évitable. Mais surtout, un comportement humain
 indéfendable.

Mais derriÚre, une attitude sÚche, arrogante, dédaigneuse. Un ton qui ne laisse aucune place au doute. Un échange qui manque de respect, malgré une réaction parfaitement légitime.

Et au milieu de tout ça : une passagÚre vulnérable, clairement incapable de se déplacer rapidement, ignorée dans sa condition par un membre du personnel de Brussels Airlines.

Ce n’est plus un simple problùme de service. C’est un problùme de respect, de formation et de culture d’entreprise.

Le contraste qui dérange

Et puis, il y a ce détail qui fait tout basculer.

Un passager inconnu qui remarque la scĂšne, fait demi-tour, revient et propose son aide en laissant ses coordonnĂ©es pour tĂ©moigner de ce qu’il a vu.

Un inconnu fait preuve de plus d’humanité  qu’un membre du personnel formĂ©, payĂ©, censĂ© incarner l’image de la compagnie.

C’est peut-ĂȘtre ça, le plus rĂ©vĂ©lateur. On ne parle plus d’un simple dĂ©sagrĂ©ment. On parle d’un sentiment trĂšs clair : payer pour ĂȘtre ignorĂ©.

Le vrai problùme : ce n’est pas l’incident, c’est l’aprùs

Parce qu’au fond, un incident peut arriver dans n’importe quelle compagnie.

Ce qui fait la diffĂ©rence, c’est la gestion derriĂšre. ReconnaĂźtre. S’excuser. Expliquer. Corriger.

Ici ? RIEN

Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce « rien » qui transforme un incident en problĂšme structurel.

Une stratégie risquée : ignorer en espérant que ça passe

Peut-ĂȘtre que leur logique est simple : ne pas rĂ©pondre, laisser passer le temps et espĂ©rer que le client abandonne.

Sauf que cette stratégie appartient à une autre époque.

Aujourd’hui, les clients Ă©crivent. Publient. Partagent. Parlent. Et surtout, ils comparent.

Une question simple pour Brussels Airlines

Combien de clients faut-il perdre
 avant de répondre à un email ?

Parce qu’au fond, il ne s’agit pas seulement d’un steward. Ni d’un vol. Ni mĂȘme d’un chien il y a quelques annĂ©es. Il s’agit d’un fil conducteur : un problĂšme survient. Le client s’exprime. La compagnie se tait.

Conclusion : le luxe du silence
 jusqu’à quand ?

Le plus frappant dans cette histoire, ce n’est pas l’erreur humaine. C’est l’absence totale de rĂ©action derriĂšre. Parce qu’en 2026 (oui, entre-temps, cela fait 6 mois sans rĂ©ponse), ne pas rĂ©pondre Ă  un client n’est plus une nĂ©gligence. C’est un choix. Et ce choix dit tout. Jusqu’Ă  quand allons-nous supporter de ne pas recevoir le service client auquel tout le monde a droit ?

Mais comme souvent dans ce genre de situation : le mal est déjà fait. Et le silence, lui, continue de parler.

J’ai attendu 3 mails de rappel (aprĂšs avoir reçu un numĂ©ro de plainte la premiĂšre fois — ils l’ont donc bien reçue), avant d’Ă©crire cet article. L’incident s’est passĂ© le 17 septembre 2025, j’ai Ă©tĂ© trĂšs patiente. Cette situation dure depuis plus de 6 mois. Bien entendu, et dans un souci d’Ă©quitĂ©, je vous tiendrai au courant si jamais il devait y avoir une rĂ©ponse, mais je doute fortement du service aprĂšs-vente de Brussels Airlines aprĂšs ceci.

Un bon service client ne se mesure pas quand tout va bien, mais dans la façon dont on réagit quand tout va mal.

Update 24/3/26 : Ă  la demande de ma mĂšre via Messenger de recevoir enfin une rĂ©ponse, voici la leur. Édifiant, non ? Suite au prochain Ă©pisode.


Brussels Airlines: silence as its only customer policy?

There are bad experiences you forget. And then there are those that accumulate, leave their mark and eventually form a pattern.

With Brussels Airlines, unfortunately, this is no longer an isolated incident for me. It is a constant. A signature. A way of doing things. And above all, a way of not replying.

Silence: the answer that says so much

Let us start with the most striking point. I submitted a detailed complaint about something serious, namely discrimination against a sick person, not merely a minor detail. No reply for six months. I described the precise facts of an incident involving a member of staff. The request was clear: a reply, acknowledgement, a minimum of respect.

RESULT?

Nothing. No explanation. Not even the classic “we take your complaint very seriously” that customer services love to recycle.

JUST NOTHING.

Silence is not an absence of an answer. It is an answer in itself. And in this particular case, it is crystal clear: “Your experience does not interest us.”

A past that should have taught me a lesson

What makes the situation even more damning is that it did not come out of nowhere. This was not a first chance. It was a second.

Back in 2014, an incident significant enough to lead to an article on this blog had already highlighted practices I considered questionable. A dog with its documents in order. A refusal to allow boarding for the United States and complete incomprehension. Above all, I made a rare choice for me: refusing financial compensation in favour of principle.

In other words: giving the airline a chance to do better. Did it do better? Not at all. It did even worse.

2025: same airline, another problem
 same contempt?

Years later, history repeated itself. A flight to Prague. An avoidable incident. But above all, human behaviour that was
 indefensible.

Behind it all was a curt, arrogant, disdainful attitude. A tone that left no room for doubt. An exchange lacking respect, despite a perfectly legitimate reaction. And in the middle of it all: a vulnerable passenger, clearly unable to move quickly, whose condition was ignored by a Brussels Airlines staff member.

This is no longer simply a service problem. It is a problem of respect, training and corporate culture.

The contrast that troubles me

An unknown passenger noticed the scene, turned around, came back and offered his help, leaving his contact details to testify to what he had seen. A stranger showed more humanity than a trained, paid member of staff who was supposed to embody the airline’s image.

Perhaps that is the most revealing part. We are no longer talking about a simple inconvenience. We are talking about a very clear feeling: paying to be ignored.

The real problem is not the incident, but what happens afterwards

An incident can happen with any airline. What makes the difference is how it is handled afterwards. Acknowledge. Apologise. Explain. Correct.

Here? NOTHING.

And it is precisely that “nothing” that turns an incident into a structural problem.

A risky strategy: ignore it and hope it goes away

Perhaps their logic is simple: do not reply, let time pass and hope the customer gives up. Except that this strategy belongs to another era. Today, customers write. Publish. Share. Talk. And above all, compare.

A simple question for Brussels Airlines

How many customers must you lose
 before replying to an email?

Because ultimately, this is not only about one steward. Or one flight. Or even a dog several years ago. There is a common thread: a problem occurs. The customer speaks. The airline remains silent.

Conclusion: the luxury of silence
 for how long?

The most striking thing about this story is not the human error. It is the complete lack of reaction afterwards. Because in 2026 — yes, by then it had been six months without a reply — failing to answer a customer is no longer negligence. It is a choice. And that choice says everything. How long are we going to tolerate not receiving the customer service to which everyone is entitled?

But as so often in this kind of situation: the damage has already been done. And the silence continues to speak.

I waited through three reminder emails (after receiving a complaint number the first time — so they definitely received it) before writing this article. The incident happened on 17 September 2025; I was very patient. This situation has lasted for more than six months. Naturally, in the interests of fairness, I will keep you informed if there is ever a reply, but after this I have serious doubts about Brussels Airlines’ after-sales service.

Good customer service is not measured when everything is going well, but by the way a company reacts when everything goes wrong.

Update 24/3/26: after my mother asked via Messenger to finally receive a reply, here it is. Edifying, isn’t it? To be continued.

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