Pairi Daiza fait raccourcir les cornes de ses rhinocéros pour les protéger des braconniers.

Je ne peux que grandement féliciter Pairi Daiza de faire raccourcir les cornes de ses rhinocéros afin d’empêcher les braconniers de les massacrer.
En effet, cette semaine Vince, jeune rhinocéros de quatre années a été tué de trois balles au zoo de Thoiry en France. La menace qui pèse sur les pensionnaires du parc animalier situé dans le Hainaut est donc plus que réelle.

Pourtant, même si je trouve l’initiative de Pairi Daiza très sensée, je me demande comment l’Europe en est arrivée a tolérer de tels comportements de la part d’individus dont la seule priorité est l’enrichissement personnel, au détriment des animaux et du personnel de zoo.

J’avoue que ce serait un régal et une consolation de voir le nez des coupables être coupé de la même manière, mais je sais aussi que cela ne résoudra rien. Il faut agir à la source. Il faut que les politiques prennent leur courage à deux mains et punissent lourdement les abuseurs d’animaux plutôt que de laisser faire honteusement.

Faut-il au nom de la tolérance fermer les yeux sur les actes agressifs, répréhensibles et violents dont sont quotidiennement victimes les animaux inoffensifs ?  Devons-nous encore longtemps tolérer sans pouvoir intervenir ?  Va-t-on en arriver à devoir mettre des gardes armés la nuit aux entrées des parcs animaliers ?

Deux cas somme toute isolés en Belgique et en France pour des pratiques fréquentes en Afrique, ou cette espèce (et bien d’autres),  sont en voie d’extinction par la seule faute de l’homme.

Hier Eric Domb, CEO de Pairi Daiza publiait le message suivant sur sa page Facebook  :

Comme vous, j’ai été horrifié par la fin tragique de Vince, le jeune rhinocéros de 4 ans, abattu et écorné en pleine nuit par un gang armé au zoo de Thoiry, au nord de la France, à moins de 300km de Pairi Daiza. Cet acte ignoble est une première en Europe mais s’inscrit dans une succession de vols de cornes perpétrés dans plusieurs musées européens. A ce jour, le gang de braconniers – il s’agit de crime organisé – court toujours. Le risque que ces crapules poursuivent leurs méfaits est réel. La menace pèse tant sur les rhinocéros que sur les soigneurs et le personnel de sécurité qui veillent sur eux.
C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé à notre vétérinaire de procéder, de manière temporaire au raccourcissement des cornes de nos protégés. Comme vous le savez, la corne de rhinocéros – prétendument aphrodisiaque et vendue pour cette raison à des prix exorbitants sur le marché noir – est faite de kératine et n’est autre qu’un simple agglomérat de poils, qui croît en permanence. La réduction de la corne est donc indolore, rapide et ses effets momentanés.

Espérons que cette initiative unique permettra à d’autres parcs animaliers de prendre les mesures nécessaires à la survie des espèces en danger.

Bravo Monsieur Domb !