Je sais que j’ai beaucoup de chance, et vous ?

Je suis comme tout le monde, j’ai parfois des doutes, des incertitudes, des moments où je me demande si j’ai pris les bonnes décisions.

Ces jours là en général, il pleut, je ne trouve pas de place de parking,  j’ai oublié mon téléphone portable à la maison, je suis en retard, c’est la journée de fermeture du boulanger.

Du coup je me suis demandée s’il n’y avait pas un lien entre la poisse qui arrive parfois et le fait de tout voir de manière négative. Je me suis souvenue d’un reportage que j’avais vu qui prétendait qu’il fallait favoriser la chance pour la provoquer. Il était demandé de noter chaque soir trois choses positives qui nous sont arrivées, peu importe si elles sont liées à un lieu, une personne, un moment ou une pensée.

Grace à ces faits, on se concentre sur les choses positives et du coup on oublie plus facilement les petites contrariétés de la vie, un peu comme voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

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Selon certains, apprendre ce mécanisme aide à son développement personnel et favorise la créativité et la réflexion intellectuelle. Etre optimiste permet de se maintenir en forme mentalement et physiquement.

Le 22 mars 2016, je devais prendre un vol pour le Texas, et comme d’habitude entre ma mère et moi c’était la guerre. Elle est toujours organisée, prête au bon moment, calculant suffisamment de temps pour aller prendre un café au Starbucks avant de se rendre dans la zone d’embarquement internationale. Moi je traîne, ne voyant pas pourquoi il faut partir si tôt le matin. Je n’avais évidemment préparé ma valise que la veille sachant déjà que je devais encore y ajouter plein de choses. Le matin, au moment où toutes mes affaires tiennent enfin dans mon bagage, je propose encore une dernière photo familiale avant de partir.  Ma mère exaspérée du retard me dit « Arrête, ce n’est pas comme si on n’allait pas revenir, on prendra une photo au retour. Viens, on y va maintenant. »

Et vous savez quoi ? Nous sommes arrivées à l’aéroport, en retard sur le planning de ma mère et encore bien à temps pour le départ du vol. Nous aurions du être au comptoir d’enregistrement du vol américain où a eu lieu la première explosion ou alors attablées au Starbucks où a eu lieu la deuxième. En un mot, si je n’avais pas pris tellement de temps, il est très probable que nous aurions été blessées ou pire mortes. Attentats de Bruxelles, 32 morts et 340 blessés.

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Alors ? Prémonition ? Chance ?

Meilleurs voeux à vous tous.

Text & pictures © Morgan Mc Kenzie