Urban Exploration

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore, le terme « urban exploration », ou « urbex », dĂ©signe l’exploration de lieux construits par l’homme, souvent abandonnĂ©s, oubliĂ©s ou difficiles d’accĂšs. Le Canadien Jeff Chapman, connu sous le pseudonyme Ninjalicious, a largement contribuĂ© Ă  populariser l’expression et la pratique moderne de l’urbex Ă  travers son fanzine Infiltration, lancĂ© dans les annĂ©es 1990. L’urbex n’implique pas nĂ©cessairement de pĂ©nĂ©trer dans des lieux interdits : l’accĂšs doit toujours se faire dans le respect de la propriĂ©tĂ© privĂ©e, des rĂšgles du site et de la lĂ©gislation locale.

DSC04839.jpgLe shooting

Un ami photographe m’a demandĂ© de poser pour ce thĂšme et j’ai tout de suite acceptĂ©. Il souhaitait mettre en avant des tenues vestimentaires adaptĂ©es Ă  cet univers urbain dĂ©calĂ© et montrer un environnement volontairement dĂ©pareillĂ©.

L’exploration urbaine peut ĂȘtre inquiĂ©tante, mais elle est aussi exceptionnelle. Nul lieu n’est pareil Ă  un autre. Ces lieux dĂ©saffectĂ©s sont souvent trĂšs difficiles Ă  dĂ©nicher. Sachez donc qu’il n’existe aucune liste complĂšte d’adresses, les urbexeurs prĂ©fĂ©rant souvent garder leurs lieux secrets afin de ne pas voir dĂ©bouler la foule.

Ils n’aiment pas voir « leurs » lieux envahis par des visiteurs et cherchent surtout Ă  Ă©viter les dĂ©gradations dues Ă  une trop grande frĂ©quentation. Cette discrĂ©tion participe d’ailleurs depuis longtemps Ă  la culture de l’urbex.

Pourquoi un shooting dans un tel lieu ?

DSC04862.jpgPour deux raisons toutes simples : l’atmosphùre et l’ambiance.

Les lumiÚres y sont délicates, mais avant tout contrastées et souvent trÚs particuliÚres. Les matériaux dégradés donnent une ambiance particuliÚrement lourde et un peu angoissante.

La sécurité

DSC05024.jpgLa sĂ©curitĂ© est un point essentiel Ă  ne pas nĂ©gliger dans l’urban exploration. Les bĂątiments abandonnĂ©s peuvent ĂȘtre instables et prĂ©senter de nombreux dangers invisibles.

Il faut ĂȘtre trĂšs vigilant et savoir rester attentif Ă  tout moment. Il n’est pas rare de voir des morceaux de plafond se dĂ©tacher, des clous dĂ©passer, des escaliers en trĂšs mauvais Ă©tat, des murs effondrĂ©s, des dĂ©bris de verre menaçants ou des trous dans le plancher. Veillez donc Ă  ne pas transformer cette sĂ©ance en cauchemar et soyez prudent.

DSC04799VĂ©rifiez toujours oĂč vous posez les pieds. Si vous avez la phobie des insectes et plus particuliĂšrement des araignĂ©es, ces endroits ne sont peut-ĂȘtre pas pour vous. Il y a souvent de petites bĂȘtes Ă  huit pattes cachĂ©es prĂ©cisĂ©ment dans le recoin oĂč vous alliez poser la main.

Le choix des lieux

Version 2Une des richesses de tels lieux abandonnés se trouve aussi dans la diversité des ambiances.

Que ce soit dans un hÎpital désaffecté, une vieille école, un chùteau, une gare, un site industriel, un hÎtel ou une maison
 autant de lieux aux ambiances différentes et particuliÚres.

Vous n’aurez que l’embarras du choix en fonction de l’atmosphĂšre que vous souhaitez transmettre. À vous de jouer avec les tons et les couleurs, de choisir le noir et blanc ou de travailler avec un filtre rĂ©tro pour obtenir une photographie inoubliable.


Urban Exploration

For those who are not yet familiar with it, the term ‘urban exploration’, or ‘urbex’, refers to exploring man-made places, often abandoned, forgotten or difficult to access. Canadian Jeff Chapman, better known as Ninjalicious, played a major role in popularising the term and modern urbex culture through his Infiltration zine, launched in the 1990s. Urbex does not necessarily mean entering prohibited places: access should always respect private property, site rules and local law.

DSC04839.jpgThe shoot

A photographer friend asked me to pose for this theme and I immediately agreed. He wanted to highlight clothes suited to this offbeat urban world and create a deliberately mismatched setting.

Urban exploration can certainly feel unsettling, but it is also extraordinary. No two places are alike. Abandoned locations are often extremely difficult to find. There is therefore no comprehensive list of addresses, as urbex enthusiasts often prefer to keep their locations secret rather than see crowds suddenly arrive.

They do not like seeing ‘their’ places overrun by visitors and, above all, want to prevent the damage that excessive footfall can cause. This discretion has long been part of urbex culture.

Why hold a photo shoot in such a place?

DSC04862.jpgFor two very simple reasons: atmosphere and mood.

The light can be delicate, but above all contrasting and often highly distinctive. The decaying materials create a particularly heavy, slightly unsettling atmosphere.

Safety

DSC05024.jpgSafety is an essential consideration in urban exploration. Abandoned buildings may be unstable and can conceal numerous hazards.

You need to be extremely vigilant and remain alert at all times. It is not unusual to encounter pieces of ceiling coming loose, protruding nails, stairs in very poor condition, collapsed walls, threatening shards of glass or holes in the floor. Take care not to turn the session into a nightmare and always put safety first.

DSC04799Always watch where you put your feet. If you have a phobia of insects, and spiders in particular, these places may not be for you. There are often little eight-legged creatures hiding in precisely the corner where you were about to put your hand.

Choosing the location

Version 2One of the great attractions of abandoned places is the sheer variety of atmospheres they offer.

Whether it is a disused hospital, an old school, a chñteau, a railway station, an industrial site, a hotel or a house
 each offers a different and distinctive atmosphere.

You are spoilt for choice depending on the atmosphere you want to convey. Play with tones and colours, choose black and white or work with a retro filter to create an unforgettable photograph.

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