Brussels attacks cannot be forgotten.

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Today marks the first anniversary of the Brussels bombings. A commemoration without candles, wishes or presents will be held at Schuman Square in Brussels. Exactly one year ago, terrorists carried out bomb attacks targeting civilians and staff at Brussels Airport and the metro. Thirty-two victims were killed.

Can the attacks in the Belgian capital be forgotten or even justified? Have the attitudes and feelings of Belgians changed since then?

Shari Boulanger (21) – Journalism student

Capture d_écran 2017-03-22 à 17.36.56The young Journalism student was in tears when she heard the news for the first time. ‘When a friend broke the news I was overwhelmed with grief and animosity. Tears started rolling down my face and landed on my lap where a substantial puddle of water had nestled. At that precise moment I felt for all the victims and their siblings. I imagined how hard it would be to loose a relative in such a destructive event’, recounts Shari.

According to Shari, a lot has changed since the bombings. ‘Military forces are everywhere. On the streets, in the malls, at some schools, everywhere. It is nearly impossible to ignore their presence’, says the Journalism apprentice.

The student remembers that crowds of people showed their support in various ways. They expressed their anger and sorrow on social media, television and radio. ‘It was close to home, so I admit that the aftermath of the Brussels bombings had a bigger impact on me than the other assaults in neighboring countries. I have the feeling that Belgians in general are more frightened than before. But the million dollar question is : how will the situation evolve in the near future ? Nobody can predict the future, not even psychics but I believe that we are not walking the path of peace. We cannot prevent these things from happening’, affirms Shari.

Even though the attacks have scarred her, she puts on a brave face. ‘I still dare to travel by plane because I believe in destiny. If a bomb goes off whilst I’m around, then it’s my fate. The attacks haven’t stopped me from carrying on with my day to day life’, explains Shari.

Joren Michiels (19) – Computer Science student

Capture d’écran 2017-03-22 à 17.38.17.pngJoren thinks that many people held politicians responsible for the tragedy. They had to cope with the accusations. ‘The public and media pointed politicians out as the ones who created an issue that led to the unthinkable. Politicians were regarded as traitors who didn’t take measures to stop the growing radicalism from spreading’, explains the student.

The undergraduate was crushed by the news. ‘It is not something we can erase from our minds and optical retina’s. Those gruesome memories stay for a lifetime. It is an unpleasant reminder that the clock is ticking for each and every one of us. Your whole world can change in a blink of an eye. I came to that realization when I saw the news about the bombings. But we all have to move on without forgetting the past’, says Joren.

Joren firmly believes that the media exaggerated the involvement of the Islamic community in the attacks. ‘The impact of the bombings has been greatly overstated. But I guess journalists were just doing their job’, says the pupil.

The interview ended on a positive note. He thinks that we need to overcome the problem as a united nation. ‘Together we are strong’, affirms Joren.

Godspraise (21) – International media and communication management student

Capture d’écran 2017-03-22 à 17.39.07.pngGodspraise believes that the attacks generated a great deal of hatred directed towards Muslims. ‘Discrimination against the population from the maghreb should change. I see that the situation has worsened since the Brussels attacks. Numerous people can’t see any further than the end of their nose and blame the Muslim community for this discomfort. This should stop. Our society must accept and try to help these young individuals who are struggling with themselves’, says the undergraduate.

Her visits to Brussels Airport took place after the attacks. She recalls an atmosphere of gloom and despair. ‘I’ve been to the airport and I found it strange. The impression I had when I realized I was standing at a place where a lot of people lost their lives was bizarre. When I paused for a minute and looked around, I saw vacationers and staff members walking past me as if nothing had happened’, recalls Godspraise.

Text: Mc Kenzie Morgan & Sphé Nyoni, photos: © Miguel Discart and © Morgan Mc Kenzie

Les attentats de Bruxelles ne peuvent pas être oubliés

Aujourd’hui marque le premier anniversaire des attentats de Bruxelles. Une commémoration sans bougies, vœux ni cadeaux se tiendra place Schuman à Bruxelles. Il y a exactement un an, des terroristes perpétraient des attentats visant des civils et des membres du personnel à Brussels Airport et dans le métro. Trente-deux victimes ont été tuées.

Peut-on oublier, voire justifier, les attentats commis dans la capitale belge ? L’attitude et les sentiments des Belges ont-ils changé depuis ?

Shari Boulanger (21 ans) – Étudiante en journalisme

Shari BoulangerLa jeune étudiante en journalisme était en larmes lorsqu’elle a appris la nouvelle. « Lorsqu’un ami m’a annoncé ce qui s’était passé, j’ai été submergée par le chagrin et l’animosité. Les larmes ont commencé à couler sur mon visage et sont tombées sur mes genoux où une véritable flaque d’eau s’était formée. À cet instant précis, j’ai pensé à toutes les victimes et à leurs proches. J’ai imaginé combien il devait être difficile de perdre un membre de sa famille dans un événement aussi destructeur », raconte Shari.

Selon Shari, beaucoup de choses ont changé depuis les attentats. « Les militaires sont partout. Dans les rues, dans les centres commerciaux, dans certaines écoles, partout. Il est presque impossible d’ignorer leur présence », explique l’étudiante en journalisme.

L’étudiante se souvient que de nombreuses personnes ont manifesté leur soutien de différentes manières. Elles ont exprimé leur colère et leur tristesse sur les réseaux sociaux, à la télévision et à la radio. « C’était près de chez moi, alors j’admets que les conséquences des attentats de Bruxelles ont eu sur moi un impact plus important que les autres attaques dans les pays voisins. J’ai le sentiment que les Belges sont, en général, plus effrayés qu’avant. Mais la question à un million est : comment la situation va-t-elle évoluer dans un avenir proche ? Personne ne peut prédire l’avenir, pas même les voyants, mais je crois que nous ne sommes pas sur le chemin de la paix. Nous ne pouvons pas empêcher ce genre de choses de se produire », affirme Shari.

Même si les attentats l’ont marquée, elle garde courage. « J’ose toujours voyager en avion parce que je crois au destin. Si une bombe explose alors que je suis là, ce sera mon destin. Les attentats ne m’ont pas empêchée de continuer à vivre ma vie quotidienne », explique Shari.

Joren Michiels (19 ans) – Étudiant en informatique

Joren MichielsJoren pense que beaucoup ont tenu les responsables politiques pour responsables de la tragédie et que ceux-ci ont dû faire face aux accusations. « Le public et les médias ont désigné les responsables politiques comme ceux qui avaient créé une situation ayant conduit à l’impensable. Ils étaient considérés comme des traîtres qui n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour empêcher la progression du radicalisme », explique l’étudiant.

Le jeune homme a été bouleversé par la nouvelle. « Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons effacer de notre esprit et de notre rétine. Ces souvenirs horribles restent toute une vie. C’est un rappel désagréable que le temps est compté pour chacun d’entre nous. Votre monde entier peut changer en un clin d’œil. J’en ai pris conscience lorsque j’ai vu les informations sur les attentats. Mais nous devons tous avancer sans oublier le passé », explique Joren.

Joren estime fermement que les médias ont exagéré l’implication de la communauté musulmane dans les attentats. « L’impact des attentats a été largement exagéré. Mais j’imagine que les journalistes ne faisaient que leur travail », dit-il.

L’entretien se termine sur une note positive. Il pense que nous devons surmonter le problème en tant que nation unie. « Ensemble, nous sommes forts », affirme Joren.

Godspraise (21 ans) – Étudiante en gestion des médias et de la communication internationale

GodspraiseGodspraise estime que les attentats ont engendré beaucoup de haine dirigée vers les musulmans. « La discrimination envers la population du Maghreb devrait changer. Je constate que la situation s’est aggravée depuis les attentats de Bruxelles. Beaucoup de gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et rendent la communauté musulmane responsable de ce malaise. Cela doit cesser. Notre société doit accepter et essayer d’aider ces jeunes qui sont en conflit avec eux-mêmes », explique l’étudiante.

Ses visites à Brussels Airport ont eu lieu après les attentats. Elle se souvient d’une atmosphère sombre et désespérée. « Je suis allée à l’aéroport et j’ai trouvé cela étrange. L’impression que j’ai ressentie lorsque j’ai réalisé que je me trouvais à un endroit où beaucoup de personnes avaient perdu la vie était bizarre. Lorsque je me suis arrêtée une minute pour regarder autour de moi, j’ai vu des vacanciers et des membres du personnel passer devant moi comme si rien ne s’était produit », se souvient Godspraise.

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Texte : Mc Kenzie Morgan & Sphé Nyoni, photos : © Miguel Discart et © Morgan Mc Kenzie