Des aigles entraînés à intercepter des drones.

Très récemment, un arrêté  fixant la liste des zones interdites à la prise de vue aérienne par un drone a été publié en France.  La menace terroriste est prise très au sérieux d’autant que celle-ci est loin d’être une fiction.

capture-decran-2017-02-18-a-18-24-50Souvenez-vous du film Good Kill, sorti en 2015, qui suit un pilote de l’U.S. Air Force, interprété par Ethan Hawke, pilotant des drones et bombardant le Moyen-Orient depuis Las Vegas.

Tout ce qui est montré  dans ce film est complètement réel. L’utilisation militaire des drones a commencé après les attaques du 11 septembre 2001 et n’a jamais cessée depuis. Les drones sont contrôlés depuis des bases installées dans des containers. Au début des attaques, les containers se trouvaient sur place dans les zones de conflits où ils étaient emmenés par hélicoptère. Depuis, nul besoin d’y être physiquement présent.  Les drones peuvent être pilotés à partir de n’importe où. Cela réduit les pertes en hommes et évite un combat.

Andrew Niccol le réalisateur de Good Kill confie que les drones sont toujours très précis mais encore faut-il savoir où frapper. Il n’est pas rare qu’une mauvaise cible soit atteinte. Trois jours après son accession au pouvoir, Obama a ordonné une frappe sur un repaire taliban qui n’en était en réalité pas un. Neuf civils y ont laissé leurs vies. Au moment du tournage du film, l’armée américaine a malencontreusement touché une cérémonie de mariage au Yémen. Qui en a entendu parler aux informations ?

Le film n’a bien évidemment reçu aucun support de l’armée américaine, sans doute parce qu’il raconte une vérité trop réelle. D’autant que l’ex-pilote de drone Brandon Bryant a avoué dans les médias avoir tué plus de 1.700 personnes sans que personne en s’en émeuve.

Forte de toutes ces informations, l’armée française s’organise et commence l’interception en cas d’attaque terroriste pilotée depuis des drones.

capture-decran-2017-02-18-a-16-46-21A Mont-de-Marsan, des aigles royaux sont dressés afin de mettre hors d’usage les éventuels drones ennemis qui pourraient représenter une menace pour la sécurité de la France.

Par exemple lors d’un événement (concert, match de foot …)  qui nécéssite un renfort pour la sécurité du public, un aigle royal serait envoyé en surveillance et pourrait arrêter un éventuel drone.

Pour ne pas se blesser, l’aigle porte des « gants » en cuir et kevlar.

Pour rappel, l’aigle est le seul oiseau à atteindre 320km/h en piqué et à pouvoir observer sa proie à plus de 2 km de distance. Il atteint 200 km/h en vol et a une pression de 250kg par cm2 dans ses serres.
La plupart des drones malveillants pèsent moins de 4 kg, mais de toute façon au delà de ce poids, l’aigle ne pourrait pas l’arrêter sans se blesser.

Outre les rapaces, la défense française compte sur le brouillage et l’information top secret, mais on n’est jamais trop prudent.

La beauté et la puissance de l’aigle :

Absolument aucun lien avec le sujet qui précède, le magnifique film vous montre à quel point un aigle repère de loin son objectif. L’aigle impérial Darsha, une caméra fixée sur le dos,  s’est élancé en mars 2015 depuis le plus haut édifice du monde, le Burj Khalifa à Dubai (830 mètres) et devenait le détenteur du record du plus haut vol d’oiseau jamais enregistré depuis une construction humaine.

L’objectif de cette opération, organisée par la fondation Freedom Conservation, était de sensibiliser le public au sort de l’aigle impérial, une espèce en danger.

Le fauconnier français Jacques-Olivier Travers a réceptionné le rapace au sol.

Text  ©Morgan Mc Kenzie, pictures of the eagle on the ground are mine, picture (1) of the eagle and drone Regis Duvignau and movie of the world record is from Freedom Conservation.