Disneyland ? J’aime ou j’aime pas ?

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Récemment, j’ai entendu une fille de mon âge dire dédaigneusement : « Disneyland, c’est débile »… Ah oui ? Eh bien moi, j’assume complètement : j’adoooore Disney !

J’ai été à Paris plusieurs fois, je me suis rendue maintes fois en Floride à Disney World. Le mois passé, j’étais à Disneyland California. J’adore les sensations fortes, le rêve, les petites mélodies que l’on reconnaît dès la première note, les personnages avec qui je prends volontiers la pose…

J’ai grandi, comme beaucoup d’enfants, avec Pluto, Minnie et tous les autres. Je me ruais dans leurs bras à la moindre occasion. Qui peut ne pas aimer cette sensation d’avoir pour meilleur pote un personnage que l’on voit à la télé et qui fait partie de notre vie quotidienne ?

Alors j’ai cherché : pourquoi elle n’aime pas ? Peut-être qu’elle trouve cela puéril ? Non, je ne pense pas ; si c’était le cas, elle n’irait pas dans les fêtes foraines de quartier.

Elle déteste les magnifiques spectacles musicaux de Disney ? Oui, possible… Ah mais non, puisqu’elle figure dans de petites comédies musicales de village.

Bon, reste alors la possibilité que cette personne ait peur des effets spéciaux et des attractions à grande vitesse et n’ose pas l’avouer ? Oui, c’est sans doute la raison !

Ou encore elle a une phobie des tigres orange qui bondissent ? Elle craint les infâmes vizirs à la cape noire ? Les petits singes amis de drôles de personnes sur un tapis volant ? À moins qu’elle ne soit allergique à la fourrure bleue de certains monstres ? Elle a peur d’être transformée en sorcière ? Son pied est trop grand pour une pantoufle ? Elle est effrayée par les ogres verts ? Les souris lui font horreur ?

Ou alors : trop commercial ? Souvent une excuse un peu bidon. C’est quoi, trop commercial ? Bien sûr que Disney est commercial. Qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Non, pas question que l’on vienne critiquer mon enfance, tout ce qui fait que j’ai ces milliers de souvenirs magiques qu’elle ne partagera jamais. Sans doute est-ce là une partie de la réponse.

Du coup, je me demande si c’est socialement acceptable d’aimer encore Disney à presque 20 ans ? Et vous savez quoi ? Je m’en fous complètement parce que je ne changerais pour rien au monde et que demain je fête mes 20 ans à Disneyland Paris.

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À bon entendeur…


Disneyland: do I love it or hate it?

Recently, I heard a girl my age say rather disdainfully, “Disneyland is stupid.” Oh really? Well, I am perfectly happy to admit it: I loooove Disney!

I have been to Paris several times and visited Disney World in Florida many times. Last month I was at Disneyland California. I love the thrills, the fantasy, those little melodies you recognise from the very first note, and the characters I am always happy to pose with…

Like so many children, I grew up with Pluto, Minnie and all the others. I would rush into their arms whenever I had the chance. Who could fail to love the feeling that a character you see on television, and who has been part of your everyday life, is suddenly your best friend?

So I tried to work it out: why doesn’t she like it? Perhaps she thinks it is childish? No, I don’t think so; if that were the case, she wouldn’t go to local funfairs.

Does she hate Disney’s magnificent musical shows? Possibly… Ah, but no, because she performs in little local musicals herself.

So perhaps she is frightened of special effects and high-speed rides and simply doesn’t dare admit it? Yes, that must be the reason!

Or perhaps she has a phobia of bouncing orange tigers? Is she afraid of sinister viziers in black capes? Little monkeys belonging to strange people travelling on flying carpets? Maybe she is allergic to the blue fur of certain monsters? Afraid of being turned into a witch? Is her foot too big for a slipper? Terrified of green ogres? Do mice horrify her?

Or is it simply “too commercial”? Often a rather feeble excuse. What does too commercial even mean? Of course Disney is commercial. What isn’t?

No, I refuse to let anyone criticise my childhood and everything that has given me thousands of magical memories she will never share. Perhaps that is part of the answer.

So I wonder whether it is socially acceptable to still love Disney when you are almost 20. And you know what? I couldn’t care less, because I wouldn’t change for anything in the world — and tomorrow I am celebrating my 20th birthday at Disneyland Paris.

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Enough said…

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