Clint Eastwood : on le pensait enterré, il revient encore plus fort.

Clint Eastwood ne m’avait pas fait rêver avec son film 15:17 to Paris. Je l’avais trouvé un peu pathétique, mettant en avant trois jeunes héros américains, qui avaient certes déjoué un attentat dans le Thalys, mais ne méritaient pas 1h30 de film insipide.

Cette fois, à presque 90 ans, le Grand Clint est de retour avec The Mule, sa plus belle réalisation depuis des années. On le pensait fini, sénile, loin de l’inspecteur Harry, le voilà de retour, extraordinaire, touchant et humain.

Le film est signé par le scénariste de Gran Torino, Nick Schenk. Clint Eastwood y interprète d’ailleurs un personnage un peu identique à ce film.  Dans The Mule, Earl Stone, le vieil horticulteur interprété par le monstre de Hollywood, est pratiquement à la rue quand il est approché par un cartel mexicain pour servir de mule et transporter de la cocaïne.  L’histoire est inspirée de celle de Leo Sharp, un horticulteur de 90 ans à la solde des trafiquants de drogue.

On reconnaît immédiatement la patte de Clint Eastwood dans ce film. Les nombreuses séquences filmées dans l’Amérique profonde sont montrées avec passion mais sans aucune concession : les longues et interminables routes, les motels miteux et les resto routes aux sièges en vinyl rouge.

Clint Eastwood se montre à nu : vieux, usé et pourtant tellement attachant et fascinant. Une fois de plus, il nous prouve qu’il n’est pas encore l’heure de se passer de son génie. Qui d’autre que lui pouvait nous montrer cette Amérique à la dérive avec autant de tendresse ?

The Mule ? Je suis fan