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Nous avons pris l’habitude de voyager avec notre téléphone comme si le monde entier tenait désormais dans notre poche. On atterrit, on ouvre Google Maps pour trouver son hôtel, WhatsApp pour rassurer ceux qui sont restés à la maison, Gmail pour vérifier un message, Instagram pour publier une photo et Google pour savoir ce que signifie ce plat mystérieux posé devant nous.
En Chine continentale, ce petit réflexe parfaitement banal peut brutalement cesser de fonctionner.
Google, Instagram, Facebook, YouTube, X et de nombreux autres services occidentaux auxquels nous accédons machinalement en Europe sont bloqués ou fortement restreints. Certains services de messagerie peuvent également être difficiles ou impossibles à utiliser normalement. Ce système de filtrage est communément surnommé le Great Firewall of China, le Grand Firewall de Chine.
Et lorsque l’on commence à préparer son premier voyage, on découvre quelque chose d’assez déconcertant : il ne suffit plus de se demander quel hôtel choisir ou quels monuments visiter. Il faut aussi réfléchir à une question devenue presque absurde pour nous : comment vais-je utiliser Internet une fois sur place ?
Bienvenue dans un pays où notre vie numérique habituelle reste, en quelque sorte, à la frontière.
Le jour où Google disparaît
Essayez simplement d’imaginer une journée sans Google.
Pas seulement le moteur de recherche. Google Maps, Gmail, Google Drive, Google Translate et tous ces petits services que nous utilisons parfois sans même réaliser qu’ils appartiennent au même écosystème.
En Chine continentale, Google est largement inaccessible sans solution de contournement.
Pour quelqu’un qui y vit, cela n’a évidemment rien d’extraordinaire. La Chine possède depuis longtemps ses propres plateformes numériques et son propre écosystème technologique. Mais pour le voyageur occidental qui débarque avec ses habitudes européennes, la situation peut être beaucoup plus déroutante.
Nous avons tellement intégré ces outils à notre manière de voyager que nous ne les considérons même plus comme des outils.
Ils sont devenus des réflexes.
Une adresse ? Google Maps.
Un restaurant ? Google.
Une traduction ? Google Translate.
Un message professionnel ? Gmail.
Une photo de la journée ? Instagram.
Et soudain, plusieurs de ces automatismes ne fonctionnent plus.
Instagram peut attendre. Gmail, parfois beaucoup moins.
On pourrait évidemment sourire et se dire que passer quelques jours sans Facebook ou Instagram ne fera de mal à personne.
Et ce serait probablement vrai.
Le problème commence lorsque les services bloqués ne servent plus seulement à raconter ses vacances.
Pour quelqu’un qui voyage tout en continuant à travailler, ne plus accéder normalement à Gmail, Google Drive ou certains outils professionnels peut devenir beaucoup plus gênant. Même chose lorsque des réservations, confirmations ou documents importants sont accessibles via des services auxquels nous sommes habitués.
C’est là que le Great Firewall cesse d’être une curiosité technologique et devient une véritable question d’organisation du voyage.
Il faut donc préparer son téléphone avant de partir, et non attendre d’être arrivé pour découvrir ce qui fonctionne.
Car chercher tranquillement sur Google « comment accéder à Google en Chine » une fois en Chine risque précisément de poser un léger problème.
Un Internet différent plutôt qu’un pays sans Internet
Il serait pourtant complètement faux d’imaginer la Chine comme un pays déconnecté.
C’est même pratiquement l’inverse.
La Chine possède l’un des univers numériques les plus développés au monde. Le téléphone y occupe une place considérable dans la vie quotidienne : communication, achats, transports, livraisons, réservations, paiements…
Simplement, ce n’est pas notre Internet.
À la place de WhatsApp, Facebook ou Google, les utilisateurs chinois disposent d’un ensemble de plateformes locales extrêmement puissantes.
Et parmi elles, une application revient constamment : WeChat.
WeChat : l’application qui fait presque tout
En Europe, nous avons une application pour envoyer des messages, une autre pour payer, une autre pour réserver, une autre pour commander à manger et encore une autre pour accéder à certains services.
En Chine, WeChat a poussé beaucoup plus loin le principe de la « super-app ».
On peut évidemment y envoyer des messages. Mais WeChat permet également d’effectuer des paiements, d’accéder à des mini-programmes, de réserver certains services, de suivre des entreprises ou encore d’interagir avec quantité de commerces.
Pour un voyageur européen, c’est probablement l’un des aspects les plus fascinants du quotidien chinois.
Nous arrivons avec un téléphone rempli d’applications que nous considérons comme universelles et découvrons qu’un autre univers numérique s’est développé parallèlement au nôtre.
Des centaines de millions de personnes utilisent chaque jour des services dont beaucoup d’Européens n’ont pratiquement jamais entendu parler.
Et puis il y a Alipay
Autre nom que l’on rencontre très vite lorsque l’on prépare un voyage en Chine : Alipay.
Parce qu’en Chine, le paiement mobile a pris une ampleur qui peut surprendre le visiteur occidental.
Les QR codes sont partout.
Restaurants, boutiques, taxis, petits commerces… payer avec son téléphone fait partie du quotidien. Les autorités et les grandes plateformes ont facilité ces dernières années l’utilisation de solutions comme Alipay et WeChat Pay par les visiteurs étrangers, notamment grâce à la possibilité d’y associer certaines cartes bancaires internationales.
Cela ne signifie pas qu’une carte Visa ou Mastercard devient soudain inutile, ni que l’argent liquide a complètement disparu. Mais arriver en Chine en pensant que l’on utilisera exactement les mêmes moyens de paiement qu’à Bruxelles, Paris ou Londres n’est probablement pas la meilleure stratégie.
Encore une fois, le voyage commence avant le décollage.
Et le VPN dans tout cela ?
C’est généralement à ce moment-là qu’apparaît le fameux mot : VPN.
Un VPN peut, dans certaines circonstances, permettre de faire transiter sa connexion par un serveur situé dans un autre pays et ainsi accéder à certains services qui seraient autrement indisponibles.
Sur le papier, cela semble donc résoudre le problème.
Dans la réalité, la situation est plus complexe.
La Chine réglemente fortement les VPN et cherche régulièrement à bloquer les services non autorisés. Un VPN qui fonctionne aujourd’hui n’est donc pas nécessairement garanti de fonctionner demain, et tous les services ne présentent évidemment pas le même niveau de fiabilité ou de conformité.
Surtout, il vaut mieux se renseigner avant le départ sur les règles en vigueur et sur les solutions autorisées ou appropriées à son propre usage plutôt que d’improviser une fois arrivé.
Pour un voyageur, la meilleure stratégie reste donc la préparation : télécharger ce dont on aura besoin, conserver certaines informations importantes hors ligne et ne pas dépendre d’un seul service pour accéder à ses réservations ou documents essentiels.
Ce n’est peut-être pas très spontané.
Mais c’est nettement plus confortable.
Le paradoxe de l’eSIM
Il existe également une particularité intéressante pour les voyageurs internationaux.
Selon le type d’eSIM, de carte SIM étrangère et surtout la manière dont les données sont acheminées en itinérance, l’accès à certains services occidentaux peut différer de celui obtenu avec une connexion Internet locale chinoise.
Cela explique pourquoi deux voyageurs assis côte à côte en Chine peuvent parfois avoir une expérience numérique différente.
L’un ouvre tranquillement un service occidental avec son forfait étranger tandis que l’autre, connecté au Wi-Fi local, n’y accède pas.
Mais là encore, il serait imprudent de considérer cela comme une garantie universelle. Les opérateurs, les offres et les conditions techniques évoluent. Avant un voyage, il faut donc vérifier précisément ce que permet l’eSIM ou le forfait choisi plutôt que de se fier à une expérience racontée plusieurs mois auparavant sur un forum.
En Chine, plus qu’ailleurs peut-être, la connectivité fait partie des choses à organiser avant le voyage.
Et à quelques kilomètres de là … Hong Kong
C’est probablement ici que l’histoire devient la plus étonnante.
Prenez un train depuis Shenzhen et rejoignez Hong Kong.
Vous ĂŞtes toujours en Chine.
Pourtant, une fois la frontière franchie, Google redevient normalement accessible. Gmail aussi. Instagram, Facebook, YouTube et WhatsApp fonctionnent sans que le voyageur ait besoin d’un VPN simplement pour y accéder.
Votre téléphone retrouve soudain une grande partie de l’univers numérique que vous connaissez.
C’est l’une des manifestations les plus concrètes du statut particulier de Hong Kong et du principe « un pays, deux systèmes » dont nous parlions dans notre précédent article.
Quelques dizaines de kilomètres peuvent donc séparer deux expériences numériques radicalement différentes.
Pour quelqu’un qui voyage de Hong Kong vers Shenzhen, le changement ne se voit pas nécessairement dans le paysage au moment précis où il franchit la frontière.
Mais il peut se voir immédiatement sur l’écran de son téléphone.
Peut-on vraiment voyager sans Google Maps ?
C’est peut-être la question qui m’amuse le plus.
Parce que nous l’avons fait pendant des décennies.
Nous avons voyagé avec des cartes en papier, demandé notre chemin à des inconnus, écrit l’adresse de notre hôtel sur un morceau de papier et parfois passé vingt minutes à essayer de comprendre où nous étions.
Aujourd’hui, perdre Google Maps pendant quelques jours nous donne presque l’impression d’être abandonnés au milieu de nulle part.
Évidemment, il existe des alternatives. Apple Plans fonctionne différemment selon les régions et les données disponibles, tandis que des applications chinoises de cartographie sont extrêmement performantes, même si la langue peut représenter un obstacle pour certains voyageurs. Il est également possible de télécharger certaines cartes et informations hors ligne avant le départ.
Mais cette simple question montre à quel point notre façon de voyager a changé.
Nous ne préparons plus seulement une destination.
Nous préparons désormais notre accès numérique à cette destination.
Finalement, le véritable choc culturel est peut-être dans notre téléphone
Lorsque l’on parle de choc culturel, on imagine généralement la nourriture, la langue, les comportements, les traditions ou les différences sociales.
On pense rarement Ă Internet.
Pourtant, arriver en Chine continentale peut nous confronter à quelque chose de beaucoup plus profond que l’impossibilité de publier une photo sur Instagram.
Cela nous rappelle que l’Internet que nous utilisons chaque jour n’est pas l’Internet universel.
Nous avons simplement pris l’habitude de le considérer comme tel.
Google paraît indispensable parce que nous avons construit une grande partie de notre vie numérique autour de Google. WhatsApp semble universel parce que presque tout notre entourage l’utilise. Instagram nous donne l’impression de montrer nos voyages au monde entier alors qu’une partie immense de ce monde utilise d’autres plateformes.
La Chine possède son propre univers numérique, avec ses propres géants, ses propres habitudes et ses propres règles.
Et peut-être que le plus intéressant, lorsque l’on voyage, est justement de découvrir que notre manière de faire n’est pas la seule.
Voyager en Chine commence donc avant de monter dans l’avion
Il faudra vérifier son forfait ou son eSIM. Télécharger les applications nécessaires. Prévoir l’accès à ses documents importants. Se renseigner sur les moyens de paiement. Éventuellement installer et configurer certains services avant le départ. Et surtout éviter de découvrir tout cela dans le hall de l’aéroport après onze heures de vol.
Cela demande un peu plus de préparation qu’un week-end à Rome.
Mais cela fait aussi partie du voyage.
Car voyager, après tout, consiste précisément à sortir de son environnement habituel.
Parfois, cela commence avec la nourriture.
Parfois avec la langue.
Et en Chine, cela peut commencer simplement en regardant son téléphone et en réalisant que le petit monde numérique que nous pensions universel vient soudainement de disparaître.
China behind the Great Firewall: travelling in a country where our Internet no longer exists — but which may actually have something much better
We have become accustomed to travelling with our phone as though the entire world now fits into our pocket. We land, open Google Maps to find our hotel, WhatsApp to reassure those who stayed at home, Gmail to check a message, Instagram to post a photo and Google to find out what that mysterious dish in front of us actually is.
In mainland China, this perfectly ordinary little reflex can suddenly stop working.
Google, Instagram, Facebook, YouTube, X and many other Western services that we access almost automatically in Europe are blocked or heavily restricted. Some messaging services can also be difficult or impossible to use normally. This filtering system is commonly known as the Great Firewall of China.
And when you start preparing for your first trip, you discover something rather disconcerting: it is no longer enough to wonder which hotel to choose or which monuments to visit. You also have to think about a question that has become almost absurd to us: how am I going to use the Internet once I get there?
Welcome to a country where our usual digital life, in a way, remains at the border.
The day Google disappears
Just try to imagine a day without Google.
Not just the search engine. Google Maps, Gmail, Google Drive, Google Translate and all those little services we sometimes use without even realising that they belong to the same ecosystem.
In mainland China, Google is largely inaccessible without a workaround.
For someone who lives there, there is obviously nothing extraordinary about this. China has long had its own digital platforms and its own technological ecosystem. But for the Western traveller arriving with European habits, the situation can be much more confusing.
We have integrated these tools so deeply into the way we travel that we no longer even think of them as tools.
They have become reflexes.
An address? Google Maps.
A restaurant? Google.
A translation? Google Translate.
A work message? Gmail.
A photo of the day? Instagram.
And suddenly, several of these automatic habits no longer work.
Instagram can wait. Gmail, sometimes much less so.
Of course, we could smile and tell ourselves that spending a few days without Facebook or Instagram probably will not hurt anyone.
And that would probably be true.
The problem begins when the blocked services are no longer simply used to share holiday photos.
For someone who travels while continuing to work, no longer being able to access Gmail, Google Drive or certain professional tools normally can become much more inconvenient. The same applies when reservations, confirmations or important documents are accessible through services we are accustomed to using.
This is where the Great Firewall stops being a technological curiosity and becomes a genuine travel-planning issue.
You therefore need to prepare your phone before leaving, rather than waiting until you arrive to discover what works.
Because calmly searching Google for “how to access Google in China” once you are already in China may present a slight problem.
A different Internet rather than a country without Internet
It would, however, be completely wrong to imagine China as a disconnected country.
In fact, it is almost the opposite.
China has one of the most developed digital ecosystems in the world. The smartphone plays an enormous role in everyday life: communication, shopping, transport, deliveries, reservations, payments…
It is simply not our Internet.
Instead of WhatsApp, Facebook or Google, Chinese users have an entire range of extremely powerful local platforms.
And among them, one application comes up again and again: WeChat.
WeChat: the app that does almost everything
In Europe, we have one application for sending messages, another for paying, another for making reservations, another for ordering food and yet another for accessing certain services.
In China, WeChat has taken the concept of the “super-app” much further.
You can obviously send messages. But WeChat can also be used to make payments, access mini-programmes, book certain services, follow businesses and interact with countless shops and companies.
For a European traveller, this is probably one of the most fascinating aspects of everyday life in China.
We arrive with a phone full of applications that we consider universal and discover that another digital universe has developed in parallel to our own.
Hundreds of millions of people use services every day that many Europeans have barely even heard of.
And then there is Alipay
Another name you encounter very quickly when preparing for a trip to China is Alipay.
Because mobile payment has reached a scale in China that can surprise Western visitors.
QR codes are everywhere.
Restaurants, shops, taxis, small businesses… paying with your phone is part of everyday life. In recent years, the authorities and major platforms have made it easier for foreign visitors to use solutions such as Alipay and WeChat Pay, particularly by allowing certain international bank cards to be linked to them.
That does not mean that a Visa or Mastercard suddenly becomes useless, nor that cash has completely disappeared. But arriving in China assuming that you will use exactly the same payment methods as you would in Brussels, Paris or London is probably not the best strategy.
Once again, the journey begins before take-off.
And what about the VPN?
This is usually when the famous word appears: VPN.
A VPN can, in certain circumstances, route your connection through a server located in another country and therefore allow access to certain services that would otherwise be unavailable.
On paper, it therefore seems to solve the problem.
In reality, the situation is more complex.
China tightly regulates VPNs and regularly seeks to block unauthorised services. A VPN that works today is therefore not necessarily guaranteed to work tomorrow, and not all services obviously offer the same level of reliability or compliance.
Above all, it is better to research before departure the rules currently in force and the solutions that are authorised or appropriate for your own use, rather than improvising once you arrive.
For a traveller, the best strategy therefore remains preparation: download what you will need, keep certain important information available offline and avoid relying on a single service to access essential reservations or documents.
It may not be very spontaneous.
But it is considerably more comfortable.
The eSIM paradox
There is also an interesting peculiarity for international travellers.
Depending on the type of eSIM, foreign SIM card and, above all, the way data is routed while roaming, access to certain Western services may differ from what you would experience using a local Chinese Internet connection.
This explains why two travellers sitting side by side in China can sometimes have a different digital experience.
One may calmly open a Western service using a foreign mobile plan while the other, connected to local Wi-Fi, cannot access it.
But again, it would be unwise to consider this a universal guarantee. Operators, plans and technical conditions evolve. Before travelling, you therefore need to check precisely what your chosen eSIM or mobile plan allows rather than relying on an experience someone described on a forum several months earlier.
In China, perhaps more than elsewhere, connectivity is one of those things that needs to be organised before the trip.
And just a few kilometres away… Hong Kong
This is probably where the story becomes most surprising.
Take a train from Shenzhen and travel to Hong Kong.
You are still in China.
Yet, once you cross the border, Google normally becomes accessible again. So does Gmail. Instagram, Facebook, YouTube and WhatsApp work without the traveller needing a VPN simply to access them.
Your phone suddenly recovers much of the digital universe you know.
It is one of the most tangible manifestations of Hong Kong’s special status and of the “one country, two systems” principle we discussed in our previous article.
Just a few dozen kilometres can therefore separate two radically different digital experiences.
For someone travelling from Hong Kong to Shenzhen, the change may not necessarily be visible in the landscape at the precise moment they cross the border.
But it may become immediately visible on their phone screen.
Can we really travel without Google Maps?
Perhaps this is the question that amuses me the most.
Because we did it for decades.
We travelled with paper maps, asked strangers for directions, wrote our hotel address on a piece of paper and sometimes spent twenty minutes trying to work out where we were.
Today, losing Google Maps for a few days almost makes us feel as though we have been abandoned in the middle of nowhere.
Obviously, alternatives exist. Apple Maps works differently depending on the region and the data available, while Chinese mapping applications are extremely sophisticated, even if language can present an obstacle for some travellers. It is also possible to download certain maps and information for offline use before departure.
But this simple question shows just how much the way we travel has changed.
We no longer prepare only for a destination.
We now prepare our digital access to that destination.
Perhaps the real culture shock is in our phone
When we talk about culture shock, we generally imagine food, language, behaviour, traditions or social differences.
We rarely think about the Internet.
Yet arriving in mainland China can confront us with something much deeper than simply being unable to post a photograph on Instagram.
It reminds us that the Internet we use every day is not the universal Internet.
We have simply become accustomed to thinking that it is.
Google seems indispensable because we have built a large part of our digital lives around Google. WhatsApp feels universal because almost everyone around us uses it. Instagram gives us the impression that we are showing our travels to the entire world, while an enormous part of that world is using completely different platforms.
China has its own digital universe, with its own giants, its own habits and its own rules.
And perhaps the most interesting part of travelling is precisely discovering that our way of doing things is not the only one.
Travelling to China therefore begins before boarding the plane
You will need to check your mobile plan or eSIM. Download the necessary applications. Make sure you can access important documents. Find out about payment methods. Possibly install and configure certain services before departure. And above all, avoid discovering all of this in the airport arrivals hall after an eleven-hour flight.
It requires a little more preparation than a weekend in Rome.
But that, too, is part of the journey.
Because travelling, after all, is precisely about stepping outside our familiar environment.
Sometimes, it begins with food.
Sometimes with language.
And in China, it can begin simply by looking at your phone and realising that the little digital world we thought was universal has suddenly disappeared — only to reveal another one that, in some respects, may actually be far more advanced than our own.
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