Les 5 phrases qui signent l’arrêt de mort de votre augmentation salariale

Les augmentations salariales font évidemment plaisir et mettent du beurre dans les épinards en ces temps difficiles. Parfois on trouve qu’on y a droit, mais n’oubliez pas que si pour vous les temps sont durs, ils le sont sans doute aussi pour votre patron. Il est important de négocier une augmentation salariale avec beaucoup de subtilité. Voici les phrases à éviter à tout prix.

« Je travaille plus que mes collègues, cela mérite une augmentation »

Un employé qui vient se plaindre de ne pas gagner assez est déjà irritant, quand en plus il se met en avant par rapport à ses collègues, c’est encore plus exaspérant. Les employés sont en général augmentés sur base de leurs compétences mais aussi de leur assiduité au travail. La médiocrité est rarement récompensée, et encore moins le fait de ne pas être collégial.

« On m’a proposé mieux ailleurs, si je ne suis pas augmenté, je quitte la société. »

Le chantage est une arme à double tranchant. En imaginant que votre employeur ne sache pas se passer immédiatement de vous, il vous accordera ce privilège mais ce sera une seule et unique fois. Il se souviendra de vous dès qu’une personne devra passer à la trappe.  L’image renvoyée est celle d’un employé démotivé et vindicatif. Sachez aussi que nul n’est irremplaçable, même si vous êtes persuadé du contraire.

« J’ai été voir mon syndicat et comme nous sommes dans la commission paritaire numéro …, j’ai droit à une augmentation. »

Même si ce n’est pas complètement faux, dans le secteur privé on ne calcule pas de cette manière. Votre supérieur n’a souvent pas de marge de manoeuvre suffisante pour vous augmenter. De même si la société fait partie d’un grand groupe, ce n’est pas forcément à son niveau que les décisions sont prises. Abordez donc le sujet avec plus de diplomatie.

« Vu ce que j’ai presté, j’ai droit à une augmentation. Je suis à mon maximum »

L’auto congratulation montre seulement que vous avez atteint votre seuil d’incompétence puisque vous dites vous-même être au maximum de vos capacités. Il sera ensuite facile pour l’employeur de comprendre qu’il est impossible pour l’employé de progresser.

« Si je ne suis pas augmenté, je travaille moins »

Votre supérieur hiérarchique ne va pas apprécier que vous décidiez de l’intensité de la charge de travail. Il sera très vite convaincu qu’il a tort de compter sur votre motivation puisqu’elle n’est dictée que par l’appât du gain. Même si tout travail mérite salaire, dans les petites structures, il faut d’abord prouver qu’on « le vaut bien » pour grimper les échelons de l’augmentation.

Une augmentation, oui, mais encore faut-il le mériter et y mettre les gants pour amener votre employeur à voir en vous une personne méritante et motivée.