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À peine à deux heures de Los Angeles, vous trouverez le plus déjanté des festivals. Cet endroit ferait même passer Mad Max pour un film amateur. C’est du 26 au 30 septembre 2018 que les festivaliers du monde entier se sont donné rendez-vous.
À 50 km de la ville la plus proche, sur un terrain de 80 000 mètres carrés, déboulent ces personnages rendus méconnaissables. Ils sont médecins, créatifs, avocats, passionnés de cinéma dans la vie courante et ont choisi de revêtir seulement quelques journées par an la tenue du combattant post-apocalyptique juché sur sa machine de guerre.
Wasteland City voue depuis huit ans un culte à ce monde ultra-violent. Au programme, véhicules de folie, déguisements extraordinaires, moteurs super puissants et mines patibulaires. Ce qui était juste un rassemblement de fans est devenu au fil des années un festival qui a gagné ses galons avec plus de 4 000 participants.
Si je devais choisir un seul mot pour décrire les lieux, ce serait chaos. Le désert de Mojave est transformé en enfer sur terre en à peine quelques heures.
Le principe est simple : la fin de la civilisation a laissé un groupe de survivants qui n’ont d’autre alternative que de piller notre planète morte et brûlée. Les différentes tribus s’affrontent dans un monde brutal qui ne peut plus les nourrir.
Jared Butler, directeur des événements et cofondateur de Wasteland, précise que les participants au moins seront bien préparés en cas d’apocalypse. Et à voir les costumes, il a complètement raison.
Durant la journée, le soleil brûle tous les objets métalliques, les recouvrant d’un voile de poussière et de sueur. Il fait sale partout, et plus il fait sale, plus c’est réaliste !
Le bruit est assourdissant. Entre les rugissements des moteurs, les hurlements de la foule qui supporte les combattants dans la cage et les décibels de la musique, vos oreilles en prennent un sacré coup. Et quand la nuit tombe, les choses deviennent complètement loufoques. On se croirait dans le film et on cherche où se réfugier.
Pas question d’entrer si vous n’êtes pas costumé. Ici, rien de plus normal que du cuir, des crânes rasés ornés d’une crête blonde, des lunettes d’aviateur, des clous, des barres de fer, des masques patibulaires. Au milieu de la poussière du désert, les bolides aux agressives tourelles succèdent aux camions mitrailleurs. Dans ces décors que George Miller adorerait sans doute, les DJ, les cascadeurs et les concours de véhicules accompagnent durant quatre jours les fans tellement fiers de montrer une œuvre sur laquelle ils travaillent parfois un an.
Mad Max fans in the Mojave Desert
Barely two hours from Los Angeles, you will find one of the craziest festivals imaginable. This place would even make Mad Max look like an amateur film. From 26 to 30 September 2018, festival-goers from all over the world gathered here.
Fifty kilometres from the nearest town, on a site covering 80,000 square metres, these almost unrecognisable characters suddenly appear. In everyday life they are doctors, creatives, lawyers and film enthusiasts, but for just a few days each year they choose to put on the outfit of a post-apocalyptic warrior perched on a war machine.
For eight years, Wasteland City has worshipped this ultra-violent world. On the programme: outrageous vehicles, extraordinary costumes, super-powered engines and menacing faces. What began simply as a gathering of fans has, over the years, become a festival that has earned its stripes, attracting more than 4,000 participants.
If I had to choose just one word to describe the place, it would be chaos. Within only a few hours, the Mojave Desert is transformed into hell on earth.
The principle is simple: the end of civilisation has left behind a group of survivors with no alternative but to scavenge our dead and scorched planet. Different tribes confront one another in a brutal world that can no longer feed them.
Jared Butler, events director and co-founder of Wasteland, points out that at least the participants will be well prepared in the event of an apocalypse. And judging by the costumes, he is absolutely right.
During the day, the sun scorches every metal object, covering everything in a film of dust and sweat. It is filthy everywhere, and the dirtier it gets, the more realistic it feels!
The noise is deafening. Between the roar of the engines, the screams of the crowd cheering on the fighters in the cage and the decibels of the music, your ears take quite a beating. And when night falls, things become completely crazy. You feel as though you are inside the film and start wondering where to take shelter.
There is no question of getting in if you are not in costume. Here, there is nothing unusual about leather, shaved heads topped with a blond mohawk, aviator goggles, studs, iron bars and menacing masks. Amid the desert dust, aggressive-looking machines with turrets give way to machine-gun trucks. In scenery that George Miller would undoubtedly love, DJs, stunt performers and vehicle competitions accompany fans for four days as they proudly show off creations they sometimes spend an entire year working on.
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